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Des manifestants d'Ottawa se moquent du référendum en Crimée

Des citoyens canadiens d'origine ukrainienne se moquent du référendum en Crimée, lors d'une manifestation à Ottawa

Des citoyens canadiens d'origine ukrainienne se moquent du référendum en Crimée, lors d'une manifestation à Ottawa

Photo : Renaud Patry

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des manifestants se sont donnés rendez-vous à Ottawa, dimanche, pour protester contre le référendum qui s'est tenu en Crimée, pour demander l'annexion de cette région de l'Ukraine à la Russie.

Une centaine de personnes, en majorité des citoyens canadiens d'origine ukrainienne, ont participé à un faux référendum, sous l'œil attentif de manifestants déguisés en soldats russes.

Les bulletins de vote donnaient d'ailleurs le choix entre deux réponses, c'est-à-dire « oui » ou « oui ». Les organisateurs voulaient ainsi illustrer que selon eux, les dés étaient jetés bien avant le scrutin. Un manifestant, Roman Zakaluzny, affirme qu'il est important de démontrer aux Canadiens et au monde ce qui se passe vraiment en Crimée. Il juge que le vote n'est pas équitable.

C'est un vote où les gens peuvent choisir de joindre la Russie maintenant, ou plus tard. Il n'y a pas le choix de rester en Ukraine avec le statut quo.

Une citation de :Un des participants, Roman Zakaluzny

Forte présence militaire

Le scrutin en Crimée s'est déroulé au moment où les troupes russes et des milices prorusses se font de plus en plus présentes dans la péninsule et le long de la frontière entre l'Ukraine et la Russie.

Le référendum organisé par les autorités locales prorusses devait entériner la prise de contrôle par la Russie de la péninsule ukrainienne début mars, une semaine après la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch et la mise en place d'un nouveau pouvoir, que le Kremlin refuse de reconnaître.

La Constitution de 1992, rapidement abolie par le jeune État ukrainien postsoviétique, affirmait pour la Crimée le droit de déterminer sa propre voie. L'option consistant à maintenir le statut existant - une république autonome intégrée à l'Ukraine - n'est pas proposée lors du référendum.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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