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Cybersurveillance à l’UQO : la commissaire à la protection de la vie privée réagit

La commissaire à la protection de la vie privée du Canada par intérim, Chantal Bernier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La commissaire à la protection de la vie privée du Canada par intérim, Chantal Bernier, était de passage à Gatineau, samedi, dans le cadre de la conférence TEDX. Elle en a profité pour commenter les pratiques de cybersurveillance pratiquées par les établissements universitaires, comme l'Université de Québec en Outaouais.

En février dernier, des professeurs et des étudiants de l'UQO avaient fait part de leurs inquiétudes à propos du règlement d'utilisation des ressources informatiques de l'université, qu'ils jugent excessif et intrusif.

La cybersurveillance pratiquée par l'établissement permet à ce dernier d'intercepter toutes les données qui se trouvent sur les téléphones intelligents ou les ordinateurs qui se connectent au réseau sans fil du campus.

« Il faut faire une réflexion pour se demander si le cadre normatif que l'on a , qui était satisfaisant au moment où on s'échangeait l'information de façon physique, par lettre par exemple, est toujours satisfaisant à l'heure d'Internet », croit Mme Bernier.

La capacité de surveillance a changé, et il faut donc changer les modalités de protection.

Chantal Bernier, La commissaire à la protection de la vie privée du Canada par intérim

La commissaire à la protection de la vie privée du Canada estime que les lois canadiennes ne sont pas adaptées aux nouvelles habitudes des citoyens en matière de consommations de technologie et que des changements au cadre légal s'imposent.

« Il faut s'assurer que les lois canadiennes tiennent en compte de cette nouvelle modalité d'expression et donc de ce nouveau forum de protection de la vie privée », explique Chantal Bernier, qui rappelle que les plateformes électroniques sont vulnérables.

Des professeurs de l'UQO attentifs

affiche_syndicat_uqoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une affiche du Syndicat des professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Photo : Syndicat des professeurs de l'UQO

Parmi les participants à la conférence se trouvaient deux professeurs de l'UQO, qui ont écouté très attentivement les propos de la commissaire.

« On est dans une société maintenant, où si je prends mon téléphone, je laisse des traces partout. [...]Qui peut superviser, surveiller, protéger? Je pense qu'il y a beaucoup de travail à faire », souligne le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Cyberpsychologie, Stéphane Bouchard.

Il faut savoir que le Syndicat des professeurs de l'UQO poursuit sa bataille afin de faire modifier le règlement relatif aux ressources informatiques de l'établissement.

Les membres du syndicat font circuler des affiches et demandent aux professeurs de les épingler à leur babillard en signe de solidarité.

« C'est sûr que lorsqu'on parle de la vie privée et quand on connaît ce qui se passe à l'UQO actuellement, c'est clair qu'on va avoir une oreille attentive et qu'on va bien écouter ce qui se passe », soutient le professeur en sciences sociales à l'UQO, Dimitri Della Faille.

D'après un reportage de Laurie Trudel.

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