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Washington n'aurait pas reconnu d'emblée un Québec souverain en 1995

L'ex-président américain Bill Clinton

L'ex-président américain Bill Clinton

Photo : AFP / Mike Coppola

Radio-Canada

Beaucoup d'encre a coulé sur la position qu'aurait adoptée Ottawa après une victoire du Oui au référendum sur la souveraineté de 1995. Mais qu'en aurait-il été de la réaction des États-Unis?

Selon des documents d'archives rendus publics vendredi par la Clinton Presidential Library & Museum (Nouvelle fenêtre), le gouvernement américain n'aurait pas immédiatement reconnu le Québec comme un pays si le référendum s'était conclu différemment.

Le 30 octobre 1995, le gouvernement de Bill Clinton avait préparé une réponse dans l'éventualité d'une victoire du Oui. 

Étant donné que les Canadiens doivent encore travailler sur de futurs arrangements constitutionnels, il est prématuré de prendre en compte la question de la reconnaissance du Québec 

Extrait des documents préparés pour Bill Clinton en cas de vicoire du Oui en 1995.

Cette déclaration n'offrait aucune garantie sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), soulignant les enjeux juridiques soulevés par la question du maintien du Québec dans l'entente. « Ceci implique des enjeux légaux compliqués et rien n'est automatique. Nous n'avons fait aucune promesse formelle aux partis », peut-on lire.

Les conseillers du président Clinton n'avaient encore rien prévu en ce qui concerne les frontières avec le Québec, en cas de Oui au référendum. « Étant donnée qu'il s'agit d'une période transition, rien ne changera dans un futur immédiat », lit-on dans le document.

La première ministre péquiste Pauline Marois n'a pas voulu commenter cette révélation vendredi, n'étant pas au courant de la nouvelle.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique