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« On n’est pas opprimés, on est très heureux », dit Couillard

Philippe Couillard le 13 mars, à Saint-Georges, en Beauce.

Philippe Couillard le 13 mars, à Saint-Georges, en Beauce.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Philippe Couillard estime que si le projet souverainiste est « une idée légitime », c'est quand même un projet « injustifié ».

Un texte de Lili BoisvertTwitterCourriel

« Ce mouvement-là et cette direction nous conduisent à l’appauvrissement, à des difficultés économiques considérables, à des difficultés dans nos services publics qui seraient justifiées si les Québécois étaient un peuple opprimé. On n’est pas opprimés, on est très heureux, [nous,] les Québécois », a affirmé Philippe Couillard en conférence de presse jeudi.

De passage à Saint-Georges-de-Beauce, pour présenter ses engagements en matière d’entreprenariat, le chef du Parti libéral a qualifié de « festival de la confusion » le projet du Québec indépendant décrit la veille par la chef du Parti québécois, Pauline Marois.

« Je ne suis même pas sûr que ses intentions à elle-même soient précises. »

— Une citation de  Philippe Couillard

« Moi, je vois que Mme Marois, son intention, c’est de séparer le Québec du Canada en faisant croire aux Québécois – et, franchement, ça dépasse l’entendement – que ça n’aura pas de conséquences, que tout va bien aller, que ça va être comme avant, que vous ne remarquerez à peu près pas de différences », a affirmé M. Couillard.

« Qu’est-ce que c’est que ce monde imaginaire? »

— Une citation de  Philippe Couillard

Le Royaume-Uni, un bon exemple de clarté référendaire?

Questionné à propos d’un éventuel référendum, le chef du PLQ, qui a déjà dit qu’il serait prêt à mener le camp du non, a estimé que le Royaume-Uni était un bon exemple en ce qui a trait à la formulation d’une question référendaire.

« La question était claire : "Voulez-vous que l’Écosse devienne un pays indépendant, oui ou non?" Maintenant, il n’y aura pas de référendum. Il n’y aura pas de question référendaire, parce qu’il y aura un gouvernement libéral le 7 avril à Québec », promet M. Couillard.

Péladeau aurait besoin « d'un ventilateur »

Appelé de nouveau à se prononcer sur un éventuel conflit d'intérêts si Pierre Karl Péladeau devait être élu dans un gouvernement péquiste, le chef du Parti libéral a déclaré que, si le millionnaire devait un jour fait partie d'un conseil des ministres, il faudrait non seulement installer des portes tournantes près de son siège, mais également un ventilateur, l'été, parce qu'il aurait trop chaud à force de se lever pour sortir du conseil chaque fois qu'un dossier dans lequel il a des intérêts devrait être abordé. 

M. Couillard a répété que la situation lui semblait douteuse et que M. Péladeau devrait se départir de ses intérêts. Il a aussi ajouté que le millionnaire ne s'était pas lancé en politique pour s'occuper de l'économie, mais plutôt pour faire l'indépendance du Québec.

Plusieurs promesses pour les PME

L’économie étant toujours le thème central de la campagne libérale, le PLQ a annoncé jeudi matin plusieurs engagements pour aider les petites et moyennes entreprises (PME), dont la « présence prépondérante est spécifique au Québec », a dit Philippe Couillard.

Pour permettre aux PME d’exporter davantage, un gouvernement libéral leur accorderait un crédit d'impôt de 50 %, qui s'appliquerait aux frais de transport. Le coût annuel de cette mesure serait de 12 millions de dollars.

Un gouvernement libéral exempterait également d'impôts le transfert d’une PME d’un propriétaire à sa famille ou à ses employés, ce qui coûterait 103 millions de dollars par année au gouvernement. Cette mesure avait déjà été proposée par le parti en 2012.

Le Parti libéral promet aussi d’affecter à chaque PME un intervenant-guide responsable de leur dossier au gouvernement et de réduire de 50 % leurs formalités administratives.

Plus tard jeudi, Jacques Daoust, candidat libéral dans Verdun, et Carlos Leitão, candidat dans Robert-Baldwin, ont présenté une mesure pour les entreprises cotées en Bourse afin de préserver leurs sièges sociaux au Québec et de les protéger des offres d'achat hostiles. Pour y parvenir, le Parti libéral souhaite modifier la mission du Fonds des générations pour lui permettre d'acquérir des participations jusqu'à hauteur de 10 % dans des entreprises susceptibles de faire l'objet d'achats hostiles.

Le Parti libéral a annoncé jeudi qu'il présenterait son cadre financier le mardi 18 mars.

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