•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Exclusif

Les Québécois divisés sur la place du privé en santé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nombre croissant de Québécois sont disposés à payer pour obtenir des soins de santé plus rapidement, mais la majorité d'entre eux souhaitent tout de même un système public, selon ce que révèle la suite du sondage CROP Radio-Canada.

Pas moins de 44 % des répondants sont prêts à mettre la main dans leurs poches afin d'accélérer le processus, mais ils sont encore 56 % à croire que l'État doit offrir gratuitement les mêmes soins à tous.

Quels frais?

Lorsqu'on leur pose la question à savoir quels frais ils sont prêts à assumer, 75 % des gens sont opposés à l'idée de payer pour avoir accès à un médecin de famille, 92 % sont opposés à l'idée de payer pour une chambre d'hôpital à plusieurs lits et 58 % sont opposés à l'option de payer pour des tests de laboratoire.

Par contre, l'idée de payer pour une chambre individuelle divise les sondés : 47 % sont d'accord et 46 % sont en désaccord.

Youri Rivest, vice-président chez CROP, explique que l'idée du privé dans la santé est devenue plus acceptée socialement au cours des 10 dernières années. « Autrefois, c'était presque un tabou, dit-il. Les seuls qui étaient prêts à considérer le privé dans la santé, c'étaient des gens qui se situaient à l'extrême droite de l'échiquier politique. Maintenant, c'est devenu une idée plus commune. »

Alors qu'au Canada anglais le système de santé public a valeur de symbole identitaire et que le privé est fortement rejeté, au Québec, on cherche surtout l'efficacité, estime le sondeur.

Ceux qui sont pour le privé dans la santé, ce sont des gens qui sont plutôt inquiets pour leur santé et qui ont les moyens de payer.

Une citation de :Youri Rivest, vice-président chez CROP

Taxe santé

Les répondants sont partagés sur la question de la taxe santé. Alors que 45 % d'entre eux y sont favorables, 47 % y sont défavorables et 8 % n'ont pas d'opinion sur le sujet.

Instaurée en 2010 par le gouvernement libéral, la taxe santé s'établit en fonction du revenu net de chacun des contribuables. Elle peut aller jusqu'à 1000 $ pour les personnes ayant un revenu de 150 000 $ et plus.

Le Parti québécois avait promis d'abolir la taxe santé lors de la campagne électorale de 2012. Une fois au pouvoir, le gouvernement péquiste a vite annoncé que cette contribution allait demeurer, mais qu'elle serait progressive.

La procréation assistée

Le paiement par l'État des frais liés aux procédures de fécondation en laboratoire divise les répondants : 44 % y sont favorables, 44 % y sont défavorables et 12 % n'ont pas d'opinion sur le sujet.

Mis en place en 2010, le programme, qui permet aux couples infertiles de bénéficier d'un maximum de trois essais dont les frais sont assumés par le régime d'assurance maladie, a coûté 59,7 millions de dollars en 2012-2013.

Méthodologie

Un total de 1400 résidents du Québec âgés de 18 ans et plus (1148 francophones et 252 personnes de langue maternelle autre que le français) ont participé à ce panel web entre le 5 et le 8 mars 2014, dans le cadre de cette étude CROP commandée par CBC/Radio-Canada.

Compte tenu du caractère non probabiliste de l'échantillon, le calcul de la marge d'erreur ne s'applique pas.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !