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Canular entourant le port du burkini : tout s’est fait dans les règles, selon l’UQAC

Une femme portant le voile est venue s'informer sur la possibilité de porter le burkini dans les piscines municipales, à Saguenay

Une femme portant le voile est venue s'informer sur la possibilité de porter le burkini dans les piscines municipales, à Saguenay

Radio-Canada

L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) n'imposera aucune sanction aux deux étudiantes portant le niqab qui se sont présentées au conseil municipal de Saguenay pour questionner le maire à propos du port du burkini dans les piscines publiques.

Leur intervention s'est révélée être un canular. En réalité, les étudiantes ont fait cette démarche dans le cadre d'un travail pour leur cours de psychologie sociale.

Après avoir discuté avec la professeure et les étudiantes, la direction de l'UQAC assure que tout a été fait dans les règles.

Le directeur des affaires publiques de l'université, Jean Wauthier, affirme ne pas comprendre les vives réactions suscitées par l'incident.

« On a regardé le syllabus du cours, tous les éléments requis par rapport au travail, la préparation et tout s'est très bien fait. Je pense que les étudiants ont très bien travaillé également. Le professeur a bien encadré ses étudiants », explique M. Wauthier.

On peut être d'accord ou en désaccord avec le jeu de rôle qu'ils ont choisi, mais je pense que ç'a été bien fait. Il faut faire attention aussi. Je pense que la réaction a été démesurée par rapport à ça.

Jean Wauthier, directeur des affaires publiques de l'UQAC

Le 3 mars dernier, l'une des étudiantes a profité de la période de questions du public pour demander au maire Jean Tremblay quelle est la politique concernant le port du burkini, un maillot couvrant tout le corps, dans les piscines de Saguenay.

Le maire avait refusé de donner une réponse sur-le-champ, disant qu'il souhaitait discuter de la question dans un autre contexte qu'une séance publique.
Par la suite, les étudiantes ont affirmé faire une « recherche d'observation » afin de voir la réaction des gens.

Au lendemain de l'événement, le président de l'Association islamique régionale, Mustapha Élayoubi avait sévèrement critiqué l'intervention à l'hôtel de ville de Saguenay. Il espère au moins que l'incident a suscité une réflexion à l'université.

« Ce n'est pas un acte criminel, c'est un acte irresponsable à mon avis, dans les circonstances. Quand le message passe, c'est déjà bien », ajoute M. Élayoubi.

Il continue toutefois de décrier le manque d'éthique de cette mise en scène.

Société