•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Agrile du frêne : aucune réglementation en vue

Le compte rendu de Jacques Bissonnet

Le sommet sur l'agrile du frêne, qui se tenait lundi matin à Montréal, a accouché d'une souris. Il n'y aura pas de réglementation au niveau de l'agglomération de Montréal.

Le sommet, qui a réuni les maires d'arrondissements et des villes de toute l'île de Montréal, devait permettre de trouver des moyens de lutter efficacement contre cet insecte ravageur.

Malgré l'optimisme du responsable de l'environnement et des grands parcs Réal Ménard, rien de concret n'a été décidé lors du sommet. Les maires de l'île ont promis d'agir, mais Réal Ménard n'a pas réussi à centraliser la lutte au niveau de l'agglomération.

« J'aurais souhaité que ce soit une compétence d'agglomération, mais on ne peut pas forcer les choses. Les conditions n'étaient pas réunies pour que j'obtienne le mandat de déposer un règlement qui aurait été agréé par les gens de l'agglomération et de l'ouest de Montréal », affirme M. Ménard.

L'île de Montréal compte 200 000 frênes sur le domaine public et tout autant sur les terrains privés. Le dépistage et le traitement de tous ces arbres coûteraient de 20 à 40 millions de dollars par année. Les maires ont convenu de solliciter Québec et les grandes entreprises pour trouver du financement.

Le conseiller de Projet Montréal, Sylvain Ouellet, est très déçu. « M. Ménard n'a mis aucune offre sur la table, aucun projet concret sur le plan de la réglementation. Par exemple, qu'est-ce qu'on va faire dans le cas des terrains privés, qu'est-ce qu'on va faire dans le cas des parcs-nature? Aucune nouvelle enveloppe budgétaire », déplore-t-il.

Rien n'est prévu non plus pour l'abattage des arbres malades et la plantation de nouveaux arbres, ajoute M. Ouellet, qui avait proposé à la Ville de voter un fonds d'urgence de 10 millions de dollars.

Quelques chiffres

  • Budget actuel destiné à la lutte contre l'agrile : 1,8 million $
  • Budget minimum réclamé par Projet Montréal : 10 millions $
  • Coût d'injection du biopesticide qui ralentit la propagation : 100 $ par frêne et par an
  • Coût pour abattre un frêne : 3000 $
  • Valeur d'un arbre pour la société selon la Ville de Montréal : 100 000 $

D'après un reportage de Francine Plourde