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Parité au conseil des ministres : Couillard ne suivrait pas l'exemple de Charest

Philippe Couillard à St-Jean-sur-Richelieu, le 8 mars.

Philippe Couillard à St-Jean-sur-Richelieu, le 8 mars.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Lili Boisvert

Philippe Couillard ne s'engage pas à former un conseil des ministres paritaire s'il est élu, avec une représentation égale d'hommes et de femmes. Il ciblerait plutôt une « zone paritaire » qu'il définit comme une représentation de femmes se situant entre 40 % et 60 %.

Un texte de Lili BoisvertTwitterCourriel

Son prédécesseur à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Charest, avait été le premier chef de gouvernement québécois à nommer autant de femmes que d'hommes dans un conseil des ministres, en 2007.

Par ailleurs, le PLQ présente moins de 40 % de candidates dans le cadre de la campagne électorale. Actuellement, le Parti libéral ne présente que 27 % de femmes. Lorsqu'on attire son attention sur ce fait, M. Couillard assure que cela ne l'empêcherait pas de pouvoir « composer un conseil des ministres de grande qualité » avec les candidates libérales qui seront élues.

Philippe Couillard se permet aussi de critiquer le Parti québécois à ce sujet. « Mme Marois elle-même a eu une très faible représentation de femmes à son conseil des ministres », dit-il.

Le conseil des ministres sortant, on ne peut pas dire qu'il brille par sa représentation féminine.

Philippe Couillard

Le conseil des ministres de Pauline Marois comptait 35 % de femmes.

Mettre plus de pression sur les sociétés privées

En cette Journée internationale de la femme, le chef du Parti libéral était à Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, pour présenter sa proposition afin d'augmenter le nombre de femmes dans le monde des affaires. Il suggère notamment d'exiger que les sociétés cotées en bourse divulguent publiquement un plan pour atteindre l'équité dans leur conseil d'administration.

Philippe Couillard croit que ce genre de mesure aura un effet incitatif important sur les entreprises. « Quand c'est public, pour une société cotée en bourse, et qu'on n'atteint pas l'objectif ou qu'on n'a pas de plan solide, c'est négatif pour les actionnaires », considère le chef libéral.

La publication de ce plan serait obligatoire pour être côté en bourse, mais les entreprises n'auraient pas l'obligation, par la suite, d'atteindre les objectifs dont elles se doteraient. 

L'approche est « incitative sur les résultats, mais elle est coercitive sur les moyens », dit le chef du PLQ.

Il y a une culture à changer et elle change. Puis, il y a un effort à donner et ça vient du sommet. Ça viendra de moi comme chef du gouvernement.

Philippe Couillard

Philippe Couillard s'engage par ailleurs à lancer une campagne publique pour sensibiliser les employeurs à la présence de femmes dans les métiers non-traditionnels comme ceux, par exemple, du milieu de la construction.

Politique