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L'accès aux médecins de famille s'améliore, mais il faut encore être patient

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pauline Marois a profité de l'annonce de la candidature de l'ex-présidente de l'Ordre des infirmières dans la circonscription de Blainville pour vanter les réalisations de son gouvernement en santé. La chef du Parti québécois soutient qu'au cours des 18 derniers mois, « 323 000 Québécois de plus ont eu accès à un médecin de famille ».

Une épreuve des faits de Vincent MaisonneuveTwitterCourriel

Vérification faite, les chiffres avancés par Pauline Marois sont exacts : il y a plus de gens qui ont maintenant accès à un médecin de famille.

Rappelons qu'une enquête de l'Institut de la statistique démontrait en 2011 que 21 % des Québécois âgés de 15 ans et plus n'avaient pas de médecins de famille.

Ceux qui tentent d'en trouver doivent bien souvent s'armer de patience. Pour mesurer le temps qu'il faut pour trouver un médecin de famille, nous avons consulté les plus récentes statistiques du Guichet d'accès pour la clientèle orpheline (GACO).

Parmi tous ceux qui n'ont pas de médecin de famille, 293 000 Québécois ont pris la peine de s'inscrire sur la liste d'attente du GACO. Les délais pour trouver un médecin varient selon l'état de santé d'une personne.

Selon les estimations du ministère de la Santé et des Services sociaux, les cas les plus urgents doivent attendre en moyenne huit mois. Pour une personne en pleine santé, le temps d'attente moyen est d'un an et demi.

D'une région à l'autre, les délais varient. En Gaspésie, par exemple, il faut compter près de deux ans avant de se trouver un médecin. Bref, si plus de Québécois ont un médecin, tous ceux qui en cherchent un doivent faire preuve de patience.

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LÉGENDE

P1 : Personne ayant besoin d'une prise en charge médicale immédiate. Il s'agit de personnes en perte d'autonomie, temporaire ou permanente, qui ont des problèmes de santé nécessitant des soins médicaux complexes et immédiats. Exemples : obstétrique, personnes âgées en perte d'autonomie sévère à domicile, soins palliatifs à domicile, clientèle postopératoire d'une chirurgie majeure, etc.

P2 : Personne ayant besoin d'une prise en charge à court terme. Il s'agit de personnes ayant une condition de santé particulière ou à risque, permanente ou temporaire, nécessitant une prise en charge en première ligne pour éviter le recours à l'urgence ou à l'hospitalisation. Exemples : clientèle à médication multiple, patients atteints de maladie(s) chronique(s) non contrôlée(s); femmes enceintes pour une prise en charge au premier trimestre (pour l'épisode du suivi de grossesse), etc.

P3 : Personne ayant besoin d'une prise en charge à moyen terme. Il s'agit de personnes ayant un problème de santé connu mais contrôlé, pour laquelle une prise en charge médicale est requise pour favoriser le maintien de la condition de santé et la prévision des complications. Exemples : personnes avec une ou plusieurs maladie(s) chronique(s) contrôlée(s), personnes avec un historique médical lourd, mais une condition de santé stabilisée.

P4 : Personne ayant besoin d'une prise en charge non urgente. Il s'agit de personnes n'ayant pas de problème de santé connu, mais dont l'état de santé pourrait nécessiter un suivi annuel régulier. Exemples : personnes en bonne santé ayant besoin de soins de santé ponctuels non urgents, par exemple pour un renouvellement de prescription, un vaccin ou un conseil; personnes à risque de développer une maladie (antécédents familiaux).

P5 : Toutes clientèles. Pour les personnes en bonne santé n'ayant pas de problème de santé connu.

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