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Anglophones, francophones et allophones fiers de Montréal

Les Montréalais se sont habitués aux mauvaises nouvelles concernant le visage francophone de leur ville. Ces dernières années, le français a gagné un peu de terrain dans l'affichage commercial à Montréal, mais l'accueil des clients dans les commerces en français a connu un recul. Les commerçants du centre-ville de Montréal accueillaient en 2012 leurs clients en français dans une proportion de 74 % seulement. Cette proportion était de 89 % en 2010.

Les Montréalais se sont habitués aux mauvaises nouvelles concernant le visage francophone de leur ville. Ces dernières années, le français a gagné un peu de terrain dans l'affichage commercial à Montréal, mais l'accueil des clients dans les commerces en français a connu un recul. Les commerçants du centre-ville de Montréal accueillaient en 2012 leurs clients en français dans une proportion de 74 % seulement. Cette proportion était de 89 % en 2010.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un nouveau volet du dernier sondage EKOS-CBC/Radio-Canada met en lumière l'ambivalence des Montréalais envers leur ville.

Un texte de Jean Francois Bouthillette

L'enquête révèle que trois Montréalais sur quatre sont fiers de la métropole, qu'ils soient francophones, anglophones ou allophones.

Cela n'empêche pas la moitié des répondants de penser que leur ville a perdu de son lustre depuis cinq ans.

Montréal a des problèmes connus, dont on a beaucoup parlé au cours des derniers mois. L'état des infrastructures, par exemple, est toujours inacceptable pour une majorité de répondants.

La corruption et la collusion ont aussi miné l'estime et la confiance envers les institutions. Trois Montréalais sur quatre pensent qu'il y a beaucoup de corruption chez leurs élus locaux.

Même son de cloche dans le monde des affaires

À la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, on n'est pas surpris de ces résultats. C'est qu'un coup de sonde auprès de la communauté d'affaires révélait la même ambivalence l'an dernier.

Son PDG, Michel Leblanc, avait observé la même fierté et les mêmes irritations. L'état des infrastructures publiques suscite une véritable inquiétude, d'après lui, et tout particulièrement celui des infrastructures de transport.

M. Leblanc pense toutefois que les gens d'affaires ont une conscience plus aiguë de ce qui a été mis en oeuvre pour s'attaquer à ces problèmes. « Dans la communauté d'affaires, les gens reconnaissent qu'on est dans une période où on reconstruit, où on rénove », précise-t-il.

Pour la Chambre de commerce, il faudra faire davantage pour que Montréal retrouve son lustre, sur le plan économique d'abord. « On doit déterminer deux ou trois priorités, croit Michel Leblanc, des secteurs qu'on veut mettre de l'avant, comme l'aéronautique et les industries créatives. »

Il faut encore, d'après lui, modifier le visage de la métropole, en recouvrant l'autoroute Ville-Marie, par exemple. Il évoque aussi une revitalisation du centre: « Il faut faire du centre-ville un lieu exceptionnel où les gens ont envie d'aller magasiner, d'aller se promener. Et il faut s'assurer de reconstruire avec du solide, avec du beau, pour que les Montréalais soient fiers de leur ville. »

Les touristes enthousiastes

Du côté de Tourisme Montréal, on affirme que l'image de la métropole n'est pas égratignée par ce qui préoccupe ses habitants.

D'après les plus récents sondages de l'organisme, les touristes continuent d'être satisfaits et de recommander Montréal. Les visiteurs potentiels, à Toronto notamment, continuent eux aussi d'avoir une bonne opinion de la métropole québécoise.

Le sondage EKOS, commandité par CBC/Radio-Canada, a été mené entre le 10 et le 18 février. Sa marge d'erreur, pour les chiffres au sujet de l'ensemble des Montréalais, est de plus ou moins 3,4 %, avec 95 % de certitude.

Société