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Hydro-Québec autorisé à hausser ses tarifs de 4,3 %

Radio-Canada

La Régie de l'énergie autorise finalement Hydro-Québec à hausser en moyenne de 4,3 % l'ensemble de ses tarifs à compter du 1er avril prochain.

Cette hausse, une des plus importantes depuis 10 ans, devrait permettre à Hydro-Québec d'obtenir des revenus additionnels de 418 millions de dollars en 2014.

La société d'État demandait plutôt de pouvoir augmenter ses tarifs de 5,8 % en moyenne, notamment afin de compenser les coûts engendrés par la mise en service de nouveaux parcs éoliens.

Détails de la hausse

  • Hausse du taux de rendement des capitaux propres autorisé : + 1,4 %
  • Coûts des nouveaux approvisionnements (principalement les parcs éoliens) : + 2,7 %
  • Hausse du prix de l'électricité patrimoniale : + 0,8 %
  • Croissance nette de la demande et réductions demandées par la Régie : - 0,6 %

Total : + 4,3 %

Source : Régie de l'énergie

L'augmentation de tarifs s'explique aussi par l'indexation du prix de l'électricité patrimoniale et par la hausse du taux de rendement sur les capitaux propres autorisé, soit le rapport entre la mise de fonds initiale et les revenus obtenus.

La Régie autorise Hydro-Québec à obtenir un rendement de 8,2% sur ses actifs, alors qu'elle demandait plutôt 9,2%.

Les grands consommateurs d'électricité devront également faire un effort, puisque la société d'État obtient aussi le droit de hausser le tarif L (applicables aux grands clients industriels) de 3,5 %.

« Mauvaises décisions »

De son côté, Option consommateurs dénonce cette hausse, qu'elle attribue à une série de « mauvaises décisions des gouvernements précédents et actuel en matière de politique énergétique ».

« Hydro-Québec devrait fournir l'électricité aux Québécois au plus bas coût possible puisqu'il s'agit d'un service essentiel », affirme Lisanne Blanchette, conseillère budgétaire chez Option consommateurs.

Selon l'organisme, 40 000 ménages ont été débranchés en 2012 parce qu'ils n'arrivaient pas à payer leur facture d'électricité.

« Chaque augmentation entraîne un effort budgétaire important de la part des ménages à faible revenu, ajoute Mme Blanchette. Ces ménages, déjà incapables de joindre les deux bouts, doivent couper sur l'alimentation et le transport pour pouvoir payer leurs factures. »

Avec les informations de La Presse canadienne

Économie