•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marois se défend d'avoir évité les médias lors du déclenchement des élections

Pauline Marois au moment du déclenchement des élections, jeudi à Québec

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a dû expliquer, jeudi, pourquoi elle n'avait pas répondu aux questions des médias la veille, jour du déclenchement des élections générales.

« Je suis un peu étonnée de la réaction de nos amis de la presse », a affirmé Mme Marois en entrevue à Radio-Canada, à Trois-Rivières. La chef péquiste a souligné qu'elle avait participé à des activités à deux endroits, en plus de parler à des médias locaux.

« On voulait laisser l'accent sur la déclaration du matin, a expliqué Pauline Marois. C'est un moment important, on déclare une élection. Je voulais qu'on mette en valeur les candidats que je venais appuyer hier. »

Plus tard, en point de presse, la première ministre a assuré qu'il n'y avait « aucune arrière-pensée » dans son comportement de mercredi.

« Il a toujours été de mon intention de rencontrer les médias tous les jours de la campagne, a-t-elle garanti. C'est prévu dans le plan de campagne. »

Le dernier chef de gouvernement québécois à avoir déclenché une campagne électorale sans s'adresser directement aux médias nationaux était Robert Bourassa, dans les années 1970. Il leur avait seulement remis une cassette contenant ses propos, en 1973 et en 1976.

L'ombre du deal Blanchet

À ce sujet, le chef de la Coalition avenir Québec est passé à l'attaque. « Pourquoi Mme Marois ne veut pas répondre aux questions? Est-ce que c'est parce qu'elle a peur de répondre aux questions concernant le deal de la FTQ avec son mari, Claude Blanchet? » a lancé François Legault.

Claude Blanchet a récemment dû réagir à des extraits d'écoute électronique entendus à la commission Charbonneau qui laissaient croire qu'une entente financière ou politique ait pu exister entre lui et le Fonds de solidarité FTQ, au moment d'investir dans l'entreprise Capital BLF. Le Parti québécois, alors dans l'opposition officielle, devait au même moment se prononcer sur la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.

« Quant à moi, c'est derrière nous », s'est contentée de répondre Pauline Marois, jeudi.

Politique