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79 associations dénoncent la fin du programme Immigrants investisseurs

Le président d'Ekon Wealth Management Inc, Steven Kou, croit qu'Ottawa a choisi ses données et n'a pas donné un portrait représentatif du programme d'investisseurs immigrants.

Le président d'Ekon Wealth Management Inc, Steven Kou, croit qu'Ottawa a choisi ses données et n'a pas donné un portrait représentatif du programme d'investisseurs immigrants.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les représentants de 79 associations du Grand Vancouver demandent la restauration du programme pour immigrants investisseurs et soutiennent qu'Ottawa a manqué d'humanité en plus de créer une image négative des immigrants.

Lors du dévoilement du budget, il y a deux semaines, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé qu'il mettait fin au programme Immigrants investisseurs. Ottawa juge qu'il ne génère pas assez de retombées économiques et qu'il est dévalué par rapport à celui des autres pays.

Dans une lettre adressée au ministre fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, Chris Alexander, les signataires affirment que le gouvernement de Stephen Harper a été injuste envers les immigrants investisseurs.

Ils soutiennent qu'Ottawa a basé sa décision sur des données qui ne sont pas crédibles pour faire un geste inhumain qui a touché la vie des 66 000 candidats en attente et leur famille.

Les signataires affirment également qu'Ottawa a discrédité les nouveaux immigrants et créé une image négative de ces derniers en soulignant à plusieurs reprises l'usage de faux documents par certains demandeurs.

Les associations dénoncent également le fait qu'il est désormais plus difficile d'obtenir la naturalisation canadienne pour les immigrants provenant de pays qui ne sont pas de langue officielle francophone ou anglophone.

Elles notent aussi que demander aux immigrants d'être en sol canadien pour au moins 183 jours par année pendant au moins quatre des six années du processus d'immigration impose une restriction injuste aux entrepreneurs et investisseurs qui font des affaires à l'échelle internationale.

Les 79 associations signataires demandent à Ottawa :

  • de restaurer le programme, d'en améliorer le processus et d'y consacrer les ressources nécessaires pour réduire la période d'attente et éliminer les retards accumulés;
  • de traiter les 66 000 demandes déjà soumises en suivant les critères qui étaient en place au début de la procédure;
  • d'évaluer plus équitablement la contribution des immigrants investisseurs;
  • de maintenir les critères de résidence en place et de restaurer les anciens critères d'âge pour les tests de langue.

Les associations demandent enfin au ministre Chris Alexander d'entamer un dialogue avec les leaders d'opinion de la communauté.

Un nouveau programme pilote

« Nous ne gaspillerons pas l'argent des contribuables sur des programmes qui n'atteignent pas leurs objectifs, qui sont vulnérables aux abus ou qui ne font pas la promotion des intérêts canadiens », a déclaré le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration jeudi matin dans un courriel.

« Bien que nous reconnaissions que quelques investisseurs se sont installés au Canada et ont fait certaines contributions, nous croyons que nous pouvons faire mieux », a-t-il ajouté.

Chris Alexander a également rappelé que le gouvernement fédéral envisageait de lancer un nouveau programme pilote pour les investisseurs.

Le reportage de Fanny Bédard

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