•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lev Tahor : fugitifs à nouveau

Le compte rendu d'Émilie Dubreuil
Radio-Canada

Après avoir fui le Québec en novembre dernier pour s'établir à Chatham, des membres de la secte Lev Tahor ont de nouveau quitté abruptement leur domicile, cette fois pour se rendre à Trinité-et-Tobago dans les Antilles.

Un agent d'immigration à l'aéroport de Piarco raconte qu'ils étaient arrivés mardi et devaient être renvoyés au Canada mercredi, mais qu'ils refusaient de partir et ont communiqué avec un avocat.

De leur côté, les autorités ontariennes de protection de la jeunesse ont mentionné, plus tôt mercredi, qu'elles étaient à la recherche de deux familles de la secte juive ultra-orthodoxe, dont les enfants devaient être placés en famille d'accueil au Québec. Les deux familles vivaient à Chatham, dans le sud-ouest de l'Ontario, après s'être enfuies avec d'autres membres de la secte en novembre dernier, en pleine nuit, de leurs domiciles de Sainte-Agathe-des-Monts, au Québec.

À l'époque, la DPJ s'apprêtait à leur retirer la garde des enfants.

On ne peut pas confirmer pour l'instant si ce sont ces deux familles qui se trouvent présentement à Trinité-et-Tobago ou s'il s'agit d'autres membres de la secte.

Pendant ce temps, les audiences pour l'appel sont ajournées à Chatham. La juge a entendu mercredi une motion d'urgence présentée par l'avocate des services sociaux. La juge a cependant exclu les médias de la cour, parce qu'elle avait des raisons de croire que leur présence pourrait être néfaste pour l'un des enfants de la secte.

Les audiences pour l'appel devrait reprendre d'ici 14 à 21 jours

Quelque 200 membres de la communauté Lev Tahor ont quitté le Québec en pleine nuit en novembre dernier pour se réfugier dans le sud-ouest de l'Ontario.Quelque 200 membres de la communauté Lev Tahor ont quitté le Québec en pleine nuit en novembre dernier pour se réfugier dans le sud-ouest de l'Ontario. Photo : Laurence Martin

En février, un tribunal ontarien avait entériné le jugement québécois au sujet de 13 des 14 enfants visés, donnant 30 jours à leurs parents pour interjeter appel. Ces derniers ne se sont pas présentés à l'audience mercredi, mais leur avocat était présent. 

La Société d'aide à l'enfance de Chatham ne sait plus où sont les deux familles, un de ses employés ayant même laissé une carte à leur porte. Selon une ordonnance de la cour, elles devaient pourtant rester en contact avec les autorités provinciales. La Société a présenté une requête d'urgence en cour mercredi, mais les discussions à ce sujet font l'objet d'un interdit de publication.

La Cour supérieure du Québec a récemment refusé à la secte le droit d'en appeler de la décision de novembre dernier qui ordonnait le retour des enfants dans la province. Selon des renseignements et des témoignages en cour, certains membres de la secte utilisaient une substance pour garder des enfants tranquilles. Par ailleurs, certaines filles auraient été mariées dès l'âge de 14 ans et plusieurs enfants, qui ne fréquentaient pas l'école, ne savaient pas compter ni bien parler le français ou l'anglais. 

L'aéroport de Piarco à Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes :

Ontario

Justice