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Des pancartes, en attendant le déclenchement des élections

Une affiche électorale de Pauline Marois
Une affiche électorale de Pauline Marois

La campagne électorale n'est pas encore officiellement lancée au Québec, mais les affiches de certains candidats sont déjà posées.

Dans la circonscription montréalaise de Mercier, des bénévoles ont commencé à installer les pancartes du candidat libéral Richard Sagala dès 20 h 30 mardi. 

Des équipes de bénévoles de la Coalition avenir Québec étaient aussi à l'oeuvre mardi soir, dans la circonscription de Deux-Montagnes, au nord de Laval.

Des bénévoles procèdent à l'installation d'une pancarte électorale.Des bénévoles procèdent à l'installation d'une pancarte électorale. Photo : Radio-Canada

En tout, 300 pancartes du candidat caquiste Benoît Charrette ont été installées, notamment dans la ville de Saint-Eustache.

Particularité, ces pancartes n'affichent aucun slogan et sont plutôt dénudées. Le candidat Benoît Charrette a expliqué que son parti allait installer deux pancartes distinctes en cours de campagnes, pour capter l'attention des électeurs. La deuxième suivra dans quelques semaines.

Dans peu de temps, les espaces publics de la province seront envahis par des centaines de pancartes. Le titulaire de la Chaire de relations publiques et de communication marketing à l'UQAM, Bernard Motulsky, soutient que ces publicités sont incontournables pour un parti politique.

Un poseur d'affiches à l'oeuvre à Deux-Montagnes quelques heures avant l'annonce officielle des élections.Un poseur d'affiches à l'oeuvre à Deux-Montagnes quelques heures avant l'annonce officielle des élections. Photo : Francis Labbé

À peu près tous les autres moyens de communication, que ce soit les relations de presse, que ce soit les sites web, il faut que les gens y aillent, il faut faire un effort pour aller chercher l'information, tandis que les affiches, vous n'avez pas le choix, vous les avez sous le nez.

Bernard Motulsky, spécialiste des communications et des relations publiques

Une pratique légale

Même si l'élection n'est toujours pas déclenchée, les candidats ont le droit de procéder à l'installation des pancartes, précise le porte-parole du Directeur général des élections du Québec, Denis Dion. La seule conséquence, c'est que la pose de ces affiches ne pourra pas être comptabilisée dans les dépenses électorales des candidats concernés, et donc ne pourra pas être remboursée. Les dépenses électorales pour les affiches sont comptées à partir de minuit dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué le DGEQ.

La loi électorale du Québec prévoit que les affiches doivent être retirées 15 jours après la fin de l'élection.

Par ailleurs, un nouveau sondage place le Parti québécois premier dans les intentions de vote, avec 37 %, comparativement à 35 % pour le Parti libéral, 15 % pour la Coalition avenir Québec et 8 % pour Québec solidaire.

Ce sondage Léger-Agence QMI montre que le PQ obtient 45 % des intentions de vote chez les francophones, soit un bond de deux points depuis janvier. Les locuteurs d'autres langues sont 8 % à donner leur appui au PQ.

Du côté du PLQ, le parti recueille 23 % des intentions de vote des francophones, mais 74 % de celles des non-francophones. Quant à la CAQ, les appuis des francophones et des non-francophones se chiffrent à 18 % et 6 %, respectivement.

Pour ce qui est de l'appui à la souveraineté du Québec, si un référendum avait lieu maintenant, 34 % des répondants diraient oui, 49 % non, et 15 % se disent indécis.

Le sondage non probabiliste a été effectué par Internet auprès de 1502 répondants, entre le 28 février et le 3 mars. Aux fins de comparaison, un sondage probabiliste avec cet échantillon aurait eu une marge d'erreur de 2,5 %, 19 fois sur 20.

Plus tôt en février, un sondage CROP-La Presse donnait 40 % des intentions de vote au PQ, 34 % au PLQ, 16 % à la CAQ et 7 % à Québec solidaire.

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