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La CAQ « se donne Legault » pour la campagne

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Radio-Canada

À la veille du déclenchement d'élections qu'il aborde comme la « bataille de sa vie », le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a lancé mardi sa campagne en exhortant les Québécois à sortir de l'alternance entre libéraux et péquistes pour faire avancer le Québec. Il a cependant entretenu un flou quant à son propre avenir en cas de défaite.

C'est devant son autobus de campagne qui arbore le slogan « On se donne Legault » que le chef de la CAQ a convié les journalistes pour présenter la campagne électorale que son parti entend mener dès que la première ministre Pauline Marois déclenchera des élections, ce qu'elle devrait faire mercredi.

Prenant de l'avance sur ses adversaires en convoquant la presse à la veille du déclenchement présumé des élections, François Legault s'est dit heureux « que cette campagne démarre enfin » compte tenu des dépenses importantes que fait la première ministre péquiste Pauline Marois depuis un certain temps.

« Il est temps qu'on passe aux choses sérieuses », a ajouté le chef de la CAQ.

J'offre aux Québécois 10 années de ma vie.

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Selon François Legault, le Parti québécois tentera de se faire réélire en plaçant son projet de charte de la laïcité au centre de la campagne alors que, selon lui, la situation économique du Québec devrait être le véritable enjeu de cette campagne. Aux idées de ceux qu'il appelle les « vieux partis », le chef de la CAQ oppose le « remède de cheval qu'il veut administrer à l'économie, tout en promettant d'alléger le fardeau des contribuables.

Reconnaissant que son parti appuie l'idée d'une charte encadrant le port de signes religieux ostentatoires pour certaines catégories d'emplois dans la fonction publique, François Legault a rappelé du même souffle que le Québec vit au-dessus de ses moyens, est surtaxé et accuse un écart de richesse de 20 % avec les autres provinces.

Une situation qui nécessite selon lui un virage important qui doit être appliqué dès maintenant à défaut de quoi « on va foncer dans le mur », a-t-il précisé.

Comme il l'a fait lors de la campagne précédente, François Legault s'est présenté comme le défenseur du portefeuille des citoyens de la classe moyenne littéralement étouffée, selon lui, par les taxes et le fardeau fiscal que leur impose un État qui vit au-dessus de ses moyens.

Un va-tout politique?

En entrevue au 98,5 FM, le chef de la CAQ a laissé entendre qu'il pourrait quitter la politique en cas de défaite, sans toutefois préciser s'il parlait de sa propre campagne dans L'Assomption, où il devra notamment affronter le candidat péquiste Pierre Paquette, ou de celle de son parti. « Écoutez, si les gens ne veulent pas de moi... Là, ce sera fini », a-t-il déclaré.

« Mais sincèrement, je suis disponible pour les 10 prochaines années parce que je suis gêné de ce que je laisse à mes deux gars. J'ai deux gars de 19, 21 ans. J'aimerais ça qu'ils fassent leur vie, que leurs enfants fassent leur vie au Québec, pas en Californie, à Boston, en Asie ou ailleurs. On a tout le potentiel ici, mais il faut se réveiller. On s'en va dans le mur », a-t-il précisé.

L'autobus de campagne de la Coalition avenir Québec.L'autobus de campagne de la Coalition avenir Québec. Photo : Cathy Senay
Avec les informations de La Presse canadienne

Politique