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Budget 2015 : Obama veut plaire aux classes populaires

Le président Barack Obama commente le budget lors d'une visite à l'école primaire Powell, à Washington.

Le président Barack Obama commente le budget lors d'une visite à l'école primaire Powell, à Washington.

Photo : Jonathan Ernst / Reuters

Radio-Canada

Le président américain Barack Obama espère courtiser les classes moyennes et les moins nantis avec le dépôt d'un budget principalement destiné à réduire les inégalités entre les riches et les pauvres.

Tel qu'il a été présenté, ce budget sera sans doute rejeté par la Chambre des représentants, majoritairement républicaine. Or, en cette année d'élections législatives, les démocrates souhaitent surtout afficher leurs couleurs partisanes en vue de la prochaine campagne. 

Le budget de 4000 milliards comprend notamment l'élargissement du dispositif antipauvreté (Earned Income Tax Credit - EITC) destiné à encourager les travailleurs gagnant un bas salaire.

Selon cette proposition du président Obama, 13,5 millions d'Américains sans enfant y auraient dorénavant droit, et 500 000 passeraient au-dessus du seuil de pauvreté.

Cette mesure serait financée par la disparition de niches fiscales pour les contribuables les plus aisés, notamment celles touchant l'imposition des revenus des fonds de capital investissement.

Des investissements de 56 milliards étalés sur 10 ans sont aussi prévus dans l'industrie manufacturière avancée, la recherche et l'innovation et les infrastructures, tout ça afin de doper la croissance.

Pour les plus démunis, le président souhaite améliorer l'accès à l'éducation préscolaire - très chère aux États-Unis - et subventionner la garde d'enfants.

Ce budget, « c'est une question de choix », a déclaré Barack Obama, en déplacement dans une école de Washington.

Notre pays doit décider si nous voulons protéger les allègements d'impôts pour les Américains les plus riches, ou créer des emplois, favoriser la croissance et donner plus d'opportunités à tous les Américains.

Le président américain, Barack Obama

Le président compte aussi proposer de consacrer 302 milliards de dollars à des projets d'infrastructures de transport, malgré des limites budgétaires serrées. 

Réplique républicaine

Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a dénoncé le « budget probablement le plus irresponsable » jamais présenté par Barack Obama, le qualifiant aussi de « propagande électorale ».

« Il dépense trop, emprunte trop et taxe trop », a-t-il dit dans un communiqué. Selon lui, les prévisions de la Maison-Blanche ne permettront jamais de résorber le déficit américain.

Le déficit, équivalent à 3,7 % du PIB en 2014, descendra à 3,1 % du PIB en 2015.

Législatives américaines 2014

Les élections législatives, prévues à la mi-novembre, seront déterminantes pour l'avenir de la présidence Obama.

Les 435 représentants de la Chambre des représentants, aujourd'hui majoritairement républicaine, et le tiers des 100 sénateurs seront renouvelés.

Selon un sondage Washington Post/ABC News, les électeurs sont plus favorables aux républicains (50 %) qu'aux démocrates (42 %) dans les 34 États concernés par les élections sénatoriales.

Le budget de la défense stagne

Selon les prévisions, la part consacrée à la défense devrait rester stable, avec un budget équivalant à 486 milliards de dollars.

Près de 80 milliards seront consacrés encore cette année aux dépenses liées au conflit en Afghanistan, un montant stable malgré la fin de la guerre attendue à la fin de l'année.

Officiellement dévolus aux « opérations d'intervention extérieures » (OCO), ces fonds servent depuis une dizaine d'années à financer les surcoûts liés aux guerres en Irak, en Afghanistan et contre le terrorisme.

« Ce maintien d'un important budget dédié à la guerre en Afghanistan permet au Pentagone de s'affranchir à bon compte du plafond imposé par le Congrès au budget de la Défense », explique le spécialiste du budget au Center for Strategic and Budgetary Assessments, Todd Harrisson.

La Syrie et l'Afrique du Nord se partageront aussi une petite part du budget américain, soit 1,5 milliard de dollars.

Ces fonds seront principalement destinés à la crise humanitaire syrienne ainsi qu'au soutien des réformes entamées suite au printemps arabe.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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