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Le cerveau féminin plus résistant aux troubles du développement

Représentation d'un cerveau
Représentation d'un cerveau Photo: iStockphoto

Le cerveau des femmes est mieux préparé que celui des hommes pour faire face aux défauts génétiques, conclut une nouvelle étude publiée vendredi dans la revue The American Journal of Human Genetics.

L'équipe de chercheurs américains et suisses tente de comprendre pourquoi 50 % plus d'hommes que de femmes ont une déficience intellectuelle, et pourquoi les garçons sont quatre fois plus susceptibles que les filles d'être atteints d'autisme.

Les chercheurs ont examiné des anomalies génétiques chez 15 585 personnes qui ont reçu des diagnostics de différents types de troubles causés par un développement défectueux du cerveau, surnommés troubles du neurodéveloppement.

Ils ont recherché des variations génétiques appelées CNV (« copy number variants  » en anglais), soit des sections de chromosomes porteurs d'une douzaine de gènes qui sont soit absents, soit présents en plusieurs exemplaires.

Étonnamment, les femmes de l'échantillon avaient plus de CNV que les hommes. Bien que les deux sexes dans l'étude présentaient des troubles du neurodéveloppement, les femmes présentaient plus de dommages génétiques.

L'auteur principal de l'étude, le professeur Evan Eichler de l'Université de Washington, conclut que les femmes sont ainsi mieux protégées contre les effets du CNV, leur cerveau étant mieux préparé pour faire face à certaines mutations génétiques.

Les chercheurs ont aussi analysé le patrimoine génétique de personnes atteintes d'autisme. Encore une fois, les femmes avaient plus de CNV dans leur ADN que les hommes.

« [L'étude] affirme essentiellement que pour que les femmes soient atteintes d'autisme ou de troubles neurologiques du développement, elles doivent avoir plus de dégâts génétiques que les hommes », estime la professeure Cheryl Dissanayake, directrice du Centre de recherche sur l'autisme Tennison Olga à l'Université La Trobe, en Australie.

Le professeur Eichler souhaite maintenant faire valider et étendre les résultats de ses recherches, de même qu'identifier les gènes qui augmentent le risque d'être atteint d'autisme.

Avec les informations de Australian Broadcasting Corporation

Science