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Les médias sociaux sous la loupe de l'Office québécois de la langue française

La journaliste Nathalie Tremblay est allée à Chelsea rencontrer la commerçante qui a reçu une lettre de l'OQLF
Radio-Canada

L'Office québécois de la langue française (OQLF) demande à une commerçante de Chelsea, en Outaouais, de traduire la page Facebook de son entreprise en français.

Eva Cooper, propriétaire de « Delilah in the Parc », une boutique de vêtements, a reçu une lettre de l'Office à la suite de la plainte d'un client. Elle a jusqu'au 10 mars pour répondre à l'organisme gouvernemental.

C'est pas fait par exprès. On ne veut insulter aucun de nos clients.

Eva Cooper, commerçante de Chelsea

La commerçante reconnaît que sa page Facebook comporte principalement des publications en anglais.

Elle se dit néanmoins étonnée d'attirer l'attention de l'OQLF, d'autant plus que les employés de sa boutique sont tous bilingues et que l'affichage s'y fait dans les deux langues officielles.

C'est la loi, selon l'OQLF

Selon un porte-parole de l'Office québécois de la langue française, les publications des entreprises sur les médias sociaux, tels que Twitter et Facebook, sont soumises aux règles sur la publicité.

Les catalogues, les brochures, les dépliants, les annuaires commerciaux et toute autre publication de même nature doivent être rédigés en français.

Charte de la langue française (Loi 101)

Mme Cooper répond qu'elle croyait que sa page Facebook n'était pas considérée comme de la publicité, mais plutôt comme une page d'information.

« Pour moi, Facebook, c'est une extension de notre service à la clientèle. Je ne fais aucune transaction [...] alors il n'y a pas d'échange d'argent. Pour moi, c'est une façon de faire des annonces d'information », explique-t-elle.

La femme d'affaires souhaite aussi que l'OQLF clarifie ses règles.

Elle affirme publier sans problème des publicités unilingues dans des journaux anglophones québécois et se demande pourquoi il n'en va pas de même pour sa page Facebook.

Ils doivent vraiment nous expliquer, puis nous donner de l'information.

Eva Cooper, commerçante de Chelsea

Mme Copper compte d'ailleurs communiquer avec l'OQLF afin d'obtenir des précisions.

Ottawa-Gatineau

Société