•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les pays ont tendance à protéger des zones peu intéressantes pour l'industrie extracôtière

fond-marin-ocean
Radio-Canada

Une nouvelle étude scientifique conclut que dans un trop grand nombre de cas, les écosystèmes marins protégés dans le monde ne couvrent pas les zones les plus vulnérables des océans.

L'étude effectuée par une équipe de l'Université Memorial, à Terre-Neuve, et un groupe international de chercheurs a été rendue publique jeudi.

« Les endroits où sont placées les aires marines protégées sont généralement faits pour éviter d'avoir des impacts économiques importants sur l'industrie de la pêche et l'industrie du pétrole » explique Rodolphe Devillers, un des chercheurs ayant mené l'étude. 

Pourtant, les zones qui devraient être protégées sont également convoitées pour leurs ressources alimentaires, et il s'agit d'une tendance retrouvée à l'échelle mondiale, selon lui.

Ce qu'on observe dans l'étude, c'est que les aires marines protégées ont été placées à des endroits non utilisés économiquement, et potentiellement à des endroits qui ne sont pas intéressants en terme de biodiversité marine.

Rodophe Devillers, professeur associé à l'Université Memorial

Il recommande aux autorités de cesser de mesurer le succès des zones protégées en comptant les kilomètres carrés. Il affirme que le fait de protéger la biodiversité constitue la véritable mesure du succès.

« C'est clairement un manque de volonté politique. Il y a énormément de connaissances. Le Canada est l'un des pays qui utilisent le plus les océans. Il y a des scientifiques formidables au gouvernement. Le problème, c'est que le message qu'ils envoient ensuite à Ottawa au niveau politique n'est pas forcément suivi. Pour être franc, il y a quand même un compromis à faire. C'est-à-dire qu'on ne peut pas protéger tous nos écosystèmes. Il faut aussi respecter un petit peu le développement socio-économique. Le problème, c'est où se situe cette balance », explique Rodolphe Devillers.

Dans leur rapport, les chercheurs proposent un cadre dont les gouvernements peuvent s'inspirer pour corriger la tendance actuelle et maximiser les efforts de conservation des écosystèmes marins.


Moins de 1% des aires marines canadiennes sont protégées, dont seulement deux zones au large de Terre-Neuve-et-Labrador.

Acadie

Ressources naturelles