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Rimouski : un projet ambitieux pour le centre-ville

Consommateurs avertis, 18 février 1976

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un consensus se dégage entre gens d'affaires, politiciens, urbanistes: le centre-ville de Rimouski se porte plutôt bien. L'arrivée de la chaîne Wal-Mart et des autres commerces de la Cité des achats ont été moins dommageables pour le centre-ville que ce qui était anticipé.

Afin de poursuivre son développement, une conseillère municipale a mis sur pied un comité. et certains proposent un réaménagement assez révolutionnaire du centre-ville.

« Avoir un centre-ville près de la mer, c'est un joyau.  »

— Une citation de  Olivier Riopel, commerçant et membre du Comité d'action centre-ville

Un front de mer, long de deux kilomètres, fait du centre-ville de Rimouski, un endroit unique. En le longeant, on découvre cependant une série de façades arrières. C'est que la ville a tourné le dos à son fleuve et a aligné, face à lui, un nombre impressionnant de stationnements; 23 au total. Le plus imposant, d'une centaine de places, divise le centre-ville en deux.

Un croquis de la Place des Anciens combattants des  étudiants en architecture et en design urbain de l'Université LavalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un croquis de la Place des Anciens combattants des étudiants en architecture et en design urbain de l'Université Laval

« Dans un centre-ville comme ici, avoir un espace pavé, directement face à la mer, je pense que ça ne se fait plus », admet la conseillère municipale du district Saint-Germain/centre-ville, Jennifer Murray devant la Place des anciens combattants.

« On doit vivre avec le stationnement, mais il faut le cacher le plus possible. On aurait une dalle, et ça deviendrait une place publique, donc on ne perdrait aucun stationnement », fait valoir le professeur retraité du Département d'architecture du Cégep de Rimouski, Michel Saint-Pierre.

Trois étudiants en architecture et design urbain de l'Université Laval ont imaginé ce que la Place des anciens combattants pourrait devenir, si le stationnement était transformé en place publique.

Croquis du centre-ville de Rimouski tel qu'imaginé par les étudiants en architecture et en design urbain de l'Université LavalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Croquis du centre-ville de Rimouski tel qu'imaginé par les étudiants en architecture et en design urbain de l'Université Laval

L'aménagement prévoit même une avancée vers la mer, un quai au bout de la rue, qui fait le lien entre le fleuve et l'Institut maritime du Québec. Le concept ne passe pas inaperçu.

« C'est une volonté de créer un lien entre le centre-ville et la Promenade de la Mer. Est-ce qu'il y a moyen d'aller chercher les marcheurs sur la promenade et leur faire faire une boucle? Ce sont des choses dont on discute », indique Olivier Riopel.

Dans le même esprit, les étudiants proposent d'élargir la Promenade de la Mer sur deux des quatre voies actuelles du boulevard qui longe le fleuve. Encore là, les croquis offrent une toute autre image du centre-ville de Rimouski.

« Les gens veulent avoir accès à la mer donc faire du centre-ville un espace d'exception et un incontournable.  »

— Une citation de  Jennifer Murray, conseillère municipale du district Saint-Germain/centre-ville
Croquis dessinés les étudiants en architecture et design urbain de l'Université LavalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Croquis de la Promenade de la mer de Rimouski, créés par les étudiants en architecture et design urbain de l'Université Laval

Un centre-ville toujours vivant

Le peu de locaux vacants et l'achalandage au centre-ville, même en milieu de semaine, illustrent combien les commerçants ont su résister à l'arrivée des grandes surfaces en périphérie. L'aménagement de la Promenade de la mer n'y est pas étranger, tout comme la rénovation de dizaines de façades de commerces et le désir de créer un centre-ville dynamique et vivant. « La tendance vers les plus petits commerçants, les commerces de proximité avec plus de produits au mètre carré, c'est une tendance très importante. Et le centre-ville, c'est l'endroit pour trouver ce type de commerce là », affirme Olivier Riopel.

Jennifer Murray abonde dans le même sens. « Le visuel, c'est plus attrayant, c'est très convivial. Les boutiques spécialisées que l'on retrouve. Puis, ce sont des gens d'ici qui ont de petits commerces et qui mettent beaucoup d'heures. Je pense que cela a une grosse valeur », fait-elle valoir.

Mais transformer un centre-ville peut prendre du temps. Les étudiants auteurs du rapport estiment que la Ville pourrait mettre en place les infrastructures qu'ils proposent en 15 ans.

D'après le reportage de Denis Leduc

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