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Budget Marceau : grincement de dents dans les commissions scolaires

Denis Leduc a recueilli ces réactions

Les commissions scolaires du Bas-Saint-Laurent accueillent sèchement les intentions de Québec de procéder à de nouvelles fusions.

Le budget Marceau prévoit aller chercher quelque 125 millions de dollars par la fusion de commissions scolaires moins performantes, notamment en région. Le gouvernement soutient que les commissions scolaires, plus grosses et plus importantes, ont un coût moyen par élève plus faible que les plus petites commissions scolaires.

La Fédération des commissions scolaires du Québec met en doute, quant à elle, les économies anticipées par le gouvernement par cette fusion de services et de commissions scolaires.

Le président de la Commission scolaire du Fleuve et des Lacs, Guilmont Pelletier  rappelle d'ailleurs que les fusions des commissions en 1998 n'avaient pas permis de réaliser les économies souhaitées. En 1998, le gouvernement, poursuit M. Pelletier, prévoyait épargner 100 millions de dollars en fusionnant les commissions scolaires. « Si je ne me trompe pas, elles sont passées de 164 à 72 et on n'a pas prouvé qu'on a pu sauver un dollar », commente Guilmont Pelletier.

Ce dernier souligne que certaines commissions scolaires, si elles étaient fusionnées, devraient gérer des territoires beaucoup trop vastes. « Si on prend par exemple la Gaspésie et on en fait une commission, c'est un territoire invivable. Ça n'a aucun sens », croit le Commission scolaire du Fleuve et des Lacs.

La présidente de la Commission scolaire des Monts et Marées, Céline Lefrançois, est du même avis. Elle ne croit pas que les fusions soient une solution pour les commissions scolaires situées en région. « Quand on parle de fusionner, relève Mme Lefrançois, sur papier cela se fait toujours bien. Mais quand on regarde et qu'on parcourt les territoires, c'est immense. Allons-nous toujours faire voyager nos enfants pour les centraliser dans de grands centres. C'est un pensez-y-bien. »

La présidente des Monts et Marées déplore que l'aspect humain soit trop peu considéré dans la gestion budgétaire des commissions scolaires. Elle craint d'autre part que Québec ait oublié dans son budget de calculer ce que coûte le maintien des petites écoles dans des territoires vastes où les services éducatifs sont souvent éparpillés.

La commission scolaire gère une école de six élèves, souligne-t-elle. « On est à peu près les seuls dans la province. S'il faut nous couper davantage, on ne sera pas capable de maintenir des services dans nos petites municipalités et l'école c'est la vitalité d'un milieu », estime Mme Lefrançois.

Québec mandatera un groupe d'experts pour analyser la fusion de certaines commissions scolaires et aussi la manière d'assurer un meilleur encadrement du pouvoir de taxation des commissions scolaires.

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