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Santé : les provinces de l'Atlantique pourraient recevoir 2,5 milliards de moins en transferts

Un médecin rédige une ordonnance

Un médecin rédige une ordonnance

Photo : Istock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil économique des provinces de l'Atlantique prévoit qu'avec le nouveau programme de transfert aux provinces, l'Atlantique perdra 2,5 milliards de dollars pour son système de santé. 

Il y a deux ans, Ottawa a revu la façon de calculer les transferts en santé. Selon ces calculs, les provinces comme le Nouveau-Brunswick seront désavantagées alors que des provinces comme l'Alberta recevront davantage de fonds. 

Je pense que les chiffres sont bons, parce que les premiers ministres du pays ont fait une analyse de l'impact de l'annonce fédérale, ça fait deux ans, et je pense que toutes les provinces sont d'accord sur l'impact des coupures. 

Michael McBane, coordinateur national de la Coalition canadienne de la santé

La Société médicale du Nouveau-Brunswick croit également qu'en calculant les transferts au prorata, la province y perdra. La présidente de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, Lynn Hensen, explique que les soins de santé sont plus chers dans la province parce que l'âge moyen de la population y est plus élevé qu'ailleurs au pays.

« Cela va exercer une pression sur le système » croit-elle.

Le Conseil économique estime d'ailleurs que les pertes de revenus en provenance d'Ottava vont accroître la pression sur les gouvernements provinciaux pour réduire le financement en santé et pour s'engager dans la voie de la privatisation des soins. 

Pour sa part, le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, ne s'inquiète pas de la situation.  

« Il n'y aura pas de surprise pour les gens du Nouveau-Brunswick, parce que la province a déjà commencé à réduire les dépenses en santé » estime-t-il. 

Le syndicat des infirmières du Nouveau-Brunswick craint pour sa part que la réduction des transferts fédéraux n'ait un effet dévastateur sur un système déjà affaibli.

Les transferts en chiffres

Les transferts fédéraux, essentiellement la péréquation, soit les fonds alloués à la santé et aux des programmes sociaux, constituent 32 % des revenus des Maritimes et 10 % de ceux de Terre-Neuve-et-Labrador. En 2014-2015, le total s'élève à près de 7 milliards de dollars.

À cause des changements apportés au système par le fédéral, on estime que l'Atlantique dans son ensemble va y perdre près de 2,5 milliards de dollars sur les dix prochaines années :

  • Moins 880 millions de dollars pour la Nouvelle-Écosse
  • Moins 700 millions de dollars pour le Nouveau-Brunswick
  • Moins 140 millions de dollars pour l'Île-du-Prince-Édouard
  • Moins 800 millions de dollars pour Terre-Neuve-et-Labrador

Dès cette année, le fédéral allouera des fonds pour la santé en fonction du nombre d'habitants, sans distinction d'âge. Les jeunes produisent et consomment plus, tandis que les citoyens âgés coûtent généralement plus cher, notamment en soins de santé. Cela va désavantager la région, estime le Conseil économique des provinces atlantiques.

De plus, à compter de 2017-2018, Ottawa augmentera ses transferts en santé en fonction du produit intérieur brut (PIB), selon une moyenne mobile sur trois ans, avec une hausse garantie du financement d'au moins 3 % par année. Mais les soins de santé coûtent en moyenne 5 % de plus chaque année.

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Acadie