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Enquête sur l'émeute de Rexton : des militants se posent des questions

Des manifestants ne sont pas surpris par l'emploi d'informateurs, explique Rosaire L'Italien
Radio-Canada

Des opposants au gaz de schiste au Nouveau-Brunswick s'interrogent à la suite du dévoilement des conclusions de la GRC sur l'émeute survenue à Rexton, le 17 octobre 2013.

Stéphane Berthomet, spécialiste des affaires policières, commente l'utilisation d'informateurs par la GRC

Des opposants au gaz de schiste au Nouveau-Brunswick s'interrogent à la suite du dévoilement des conclusions de la GRC sur l'émeute survenue à Rexton, le 17 octobre 2013.

Dans un document juridique obtenu par Radio-Canada, la GRC allègue avoir utilisé des informateurs proches des manifestants pour faire la lumière sur l'émeute.

La dénonciation en vue d'obtenir une ordonnance de production contient des parties caviardées, notamment le nom des informateurs, mais on y apprend que, selon la GRC, l'arrivée de membres du groupe Warriors de la Nouvelle-Écosse au sein du mouvement anti-gaz de schiste a marqué le début de violences plus sérieuses.

La GRC explique aussi qu'elle n'a toujours pas porté d'accusations contre les personnes qui auraient mis le feu à six véhicules de patrouille.

Aucune de ces allégations n'a encore été contredite en cours.

Denise Melanson, de l'Alliance anti-gaz de schiste du Nouveau-Brunswick, souligne que l'Alliance se pose toujours des questions sur ces événements. Par exemple, dit-elle, les policiers avaient quitté leurs véhicules qui ont été incendiés par la suite.

« Quand je suis arrivée, il y avait des agents de police avec ces voitures-là. À un moment donné, ces gens-là ont sauté dans un véhicule et ils sont partis. Juste avant qu'on dirige la foule vers le village, quand les gens sont sortis, quand tout a éclaté, il n'y avait pas un agent à l'intérieur du village », explique Mme Melanson.

Par ailleurs, Mme Melanson n'est guère étonnée de l'emploi d'informateurs par la GRC. « On a toujours présumé qu'il y avait des gens qui informaient la police de toutes nos rencontres, toutes nos activités. Je ne peux pas dire que j'étais surprise », dit-elle.

Denise Melanson ajoute que l'Alliance va poursuivre sa cause contre le développement d'une industrie du gaz de schiste dans la province.

Les médias visés par une requête d'ordonnance de production vont fournir les images demandées par la GRC

La juge Anne Dugas-Horseman a accepté, mercredi, que la GRC obtienne les images que CBC/Radio-Canada, Global, Brunswick News Inc., APTN et Rogers ont prises le 17 octobre 2013 au moment où six véhicules de patrouille de la GRC ont été incendiés.

La GRC espère ainsi identifier les personnes responsables de l'incendie criminel.

« La Cour suprême du Canada avait confirmé qu'il n'y avait pas de protection complète, de protection constitutionnelle, sur laquelle les médias pouvaient s'appuyer pour refuser une ordonnance de production d'un tribunal. Donc, dans le cas présent, de ce que j'ai pu comprendre du processus, c'est qu'il y a eu une telle ordonnance de production », explique l'avocat André Richard.

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