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En attente du budget à Québec

Le ministre Nicolas Marceau présente sa mise à jour économique.
Le ministre Nicolas Marceau présente sa mise à jour économique. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Le ministre des Finances Nicolas Marceau déposera un budget déficitaire, dans quelques minutes à l'Assemblée nationale, qui pourrait servir de rampe de lancement à des élections générales printanières.

« C'est un budget responsable, j'ai très hâte de vous le présenter », a lancé aux journalistes le ministre Marceau mardi, refusant de préciser si son budget détaillera les prévisions de dépenses par ministère. « Vous aurez beaucoup de lectures », s'est-il contenté de dire.

Lors de la dernière mise à jour économique du gouvernement, présentée en novembre dernier, le ministre des Finances prévoyait un déficit de 2,5 milliards de dollars cette année et un manque à gagner de 1,75 milliard en 2014-2015.

Le retour à l'équilibre budgétaire, reporté de deux ans en raison de la situation économique précaire, est maintenant prévu en 2015-2016.

Le vérificateur général par intérim, Michel Samson, estime que les dernières prévisions du gouvernement se fondent sur des hypothèses raisonnables. Il juge toutefois que les cibles de contrôle des dépenses et d'atteinte de l'équilibre budgétaire sont « ambitieuses ».

Le gouvernement et le secteur privé ont souvent tendance à faire des prévisions de croissance optimistes, a-t-il aussi dit mercredi.

Lors de son premier budget, Nicolas Marceau n'avait pas présenté les crédits budgétaires comme le veut la tradition. Ce détail des dépenses de l'État avait été déposé deux semaines plus tard et comportait des compressions de 400 millions de dollars. Cette année, on ne sait pas si le ministre dévoilera les crédits budgétaires en même temps que le budget.

Vers des élections?

Les partis d'opposition critiquent l'exercice financier du gouvernement minoritaire du Parti québécois avant même son dépôt, alimentant les spéculations quant à la tenue d'élections générales au cours des prochaines semaines.

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, estime que le budget ne peut être crédible, puisqu'il servira « d'outil électoral ».

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a pour sa part réitéré ses demandes, soit une réduction des taxes pour les contribuables et le retour à l'équilibre budgétaire. Si la première ministre ne satisfait pas la CAQ, « ce sera son problème et ce sera elle qui sera jugée dans une campagne électorale », a-t-il prévenu.

Un vote des députés de l'opposition contre le budget lancerait la province dans des élections générales. De son côté, le gouvernement se dit prêt à faire face à l'électorat, mais pas question de dire quand.

Les réactions des partis d'oppositions au budget d'aujourd'hui nous permettront sans doute d'avoir une meilleure idée du moment de la prochaine bataille électorale.

À lire aussi : Un budget pour enlever des munitions à l'opposition (le blogue d'Hugo Lavallée)

Économie