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Jacques Duchesneau ne sera pas candidat aux prochaines élections

Les précisions de Sébastien Bovet
Radio-Canada

La Coalition avenir Québec perd une grosse pointure. L'ancien directeur de l'Unité permanente anticorruption Jacques Duchesneau, qui a été le candidat vedette de François Legault aux dernières élections générales, ne se représentera pas dans la circonscription de Saint-Jérôme. Il en a informé son chef mercredi.

Le coeur n'y est plus, a-t-il expliqué en conférence de presse.

Ma tête me dit de rester, c'est mon coeur qui me dit qu'il faut que je quitte. Je suis venu en politique par idéalisme. Je m'en éloigne aujourd'hui, parce que je pense que j'ai donné ce que je pouvais offrir.

Jacques Duchesneau

Il affirme avoir toujours dit à M. Legault qu'il ne s'engageait que pour un seul mandat. « Embarquer dans un autre mandat de quatre ans posait des problèmes au niveau familial », a-t-il expliqué.

Un travail « frustrant »

M. Duchesneau considère le travail en Chambre « énormément frustrant ». « Ne pas avoir de réponses à ses questions [en chambre], de voir des gens se lever et de nous mentir. [...] On est en droit de s'attendre à plus de cette institution-là. » Il trouve également « injuste » que les idées des uns soient volées par les autres, sans que la paternité de celles-ci soit mentionnée.

Il se dit également déçu que les idées de la CAQ « ne passent pas » dans la population. Il est toujours convaincu, précise-t-il, que ces idées « sont le bon moyen de sortir le Québec du marasme dans lequel il est ».

Concernant la commission Charbonneau, il déplore qu'elle ne se soit pas encore attaquée au ministère des Transports et à l'octroi des contrats gouvernementaux.

François Legault était aux côtés de M. Duchesneau lors de sa conférence de presse. Il l'a remercié d'avoir accepté son invitation de se lancer en politique en 2012 et se réjouit que M. Duchesneau lui ait proposé d'être à ses côtés durant la prochaine campagne.

Au sujet de son avenir professionnel, M. Duchesneau a précisé qu'il était hors de question qu'il accepte une des offres qui lui ont été faites par des firmes d'ingénierie. Ce serait, à son avis, « inacceptable ».

Par ailleurs, la poursuite intentée par André Boisclair contre lui et son parti l'automne dernier, pour des propos qu'il a tenus, n'a pas influencé sa décision, a-t-il précisé. « J'était sûrement une personne à abattre, mais j'ai continué à poser des questions et mes questions sont encore très légitimes », juge-t-il.

M. Boisclair accuse M. Duchesneau d'avoir « malicieusement » associé son nom au crime organisé, en sachant que c'était faux, et réclame 200 000 $ pour atteinte à sa réputation.

Grand Montréal

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