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Mourir dans la dignité : la ministre Hivon appelle l'opposition à la raison

Véronique Hivon

Véronique Hivon

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

À 24 heures de la relâche parlementaire, le gouvernement de Pauline Marois demande à l'opposition de faire preuve d'un sens des responsabilités pour adopter le projet de loi sur l'aide médicale à mourir. Libéraux et caquistes ne montrent aucun signe d'ouverture pour l'instant. Ils accusent plutôt le Parti québécois d'être l'architecte de son malheur.

« Sincèrement, j'y crois [encore]. Demain, on est capable, en siégeant plus longtemps, d'adopter ce projet de loi », a affirmé la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, en entrevue à l'émisison 24/60.

Celle qui porte le projet de loi 52 lance à l'opposition un appel à la raison, mais aussi du coeur. « Ce serait un non-sens qu'après tout ce travail non partisan, après avoir entendu des centaines de témoignages infiniment personnels, qu'on se laisse aller dans le jeu partisan. Je ne mets pas les torts sur personne, mais il faut se ressaisir! »

Il faut se recentrer et ne pas oublier pour qui on fait ce travail, et ne pas échapper quelque chose d’aussi important pour une question d’une heure ou deux. Ça n'a aucun bon sens. Il faut penser à ces personnes-là. Il faut être à la hauteur de la confiance et des espoirs qui sont mis en nous par la population.

Véronique Hivon

Son gouvernement, dit-elle, est prêt à siéger jeudi midi et soir, au besoin.

Les députés de l'Assemblée nationale seront en relâche parlementaire à partir de jeudi soir, pour une durée de deux semaines. Si des élections sont déclenchées lors de cette pause, tous les projets de loi à l'étude, dont ceux sur l'aide médicale à mourir et le sur le nouveau Code de procédure civile, vont mourir au feuilleton.

Plus tôt mercredi, le leader parlementaire du gouvernement, Stéphane Bédard, a offert aux libéraux et aux caquistes la possibilité de prolonger les débats à l'Assemblée nationale sur les heures du midi et en soirée, ce qu'ils ont refusé jusqu'à présent.

Le PLQ avait déjà indiqué avoir besoin d'environ cinq heures pour s'exprimer avant de voter.

Le PQ est l'architecte de cet embouteillage, selon la CAQ

Le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec, Gérard Deltell, a rejeté d'emblée la suggestion de Stéphane Bédard de précipiter l'adoption des différents projets de loi à l'étude. « C'est inacceptable, nous allons défendre bec et ongles le droit de tous les parlementaires de prendre la parole et le temps qui leur est imparti », a-t-il soutenu.

Il a aussi précisé qu'il était impossible pour la CAQ de prolonger les débats parlementaires mercredi midi, car le parti avait déjà prévu un caucus.

M. Deltell accuse le Parti québécois d'improvisation, et considère que le gouvernement est le seul architecte de cet embouteillage à l'Assemblée nationale, notamment en présentant un budget juste avant la relâche parlementaire.

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