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L'écrivaine montréalaise Mavis Gallant s'est éteinte à Paris

Described as "by far the most cosmopolitan of our writers" and "a sharp observer of human nature" Canadian writer Mavis Gallant died Tuesday, February 18, 2014 in Paris at the age of 91. Photo: Ian Barrett/CP
Radio-Canada

L'écrivaine canadienne Mavis Gallant, s'est éteinte à Paris, mardi matin, à l'âge de 91 ans. La nouvelle a été confirmée par son éditeur. 

Née à Montréal de parents anglophones, la future écrivaine fréquente pourtant l'école francophone, fait rare pour l'époque. 

À écouter : le reportage d'Eve Payette (Nouvelle fenêtre), avec des extraits d'entrevues avec Mavis Gallant en français.

Nouvelliste exceptionnelle, Mavis Gallant a amorcé très jeune une carrière de journaliste, en effectuant notamment un passage à l'Office national du film du Canada.

Mavis Gallant à Montréal, dans les années 1940.Mavis Gallant à Montréal, dans les années 1940. Photo : Facebook / Linda Leith

En 1950, elle se rend en Europe, visite plusieurs pays et s'installe finalement à Paris.

Reconnue internationalement, elle a obtenu le Prix du gouverneur général du Canada en 1981, en plus d'être nommée Officière de l'Ordre du Canada. 

C'était l'une des plus grandes.

Linda Leith, fondatrice du Festival littéraire Metropolis bleu, qui a remis le Grand Prix littéraire Metropolis bleu à Mavis Gallant en 2002

Linda Leith considère que Gallant était, avec Alice Munro, l'une des deux plus grandes nouvellistes contemporaines. L'auteure et traductrice littéraire précise que Mavis Gallant a écrit quelques-unes des plus belles pages de la littérature sur Montréal. 

On reste toujours attaché à sa ville natale, même si on croit le contraire.

Mavis Gallant dans une entrevue à la télévision de CBC en 1965
La couverture de « Rencontres fortuites », de Mavis GallantLa couverture de « Rencontres fortuites », de Mavis Gallant Photo : Les Allusifs

Mais du côté francophone, la reconnaissance tarde à venir. En 2006, à 84 ans, Mavis Gallant reçoit le prix Athanase-David, un prix prestigieux normalement réservé aux auteurs francophones. Le Devoir la qualifie alors d'« auteure anglophone la plus méconnue du Québec ». 

Plusieurs universités lui ont décerné un doctorat honoris causa et le New Yorker a publié la presque totalité de ses nouvelles. 

Les funérailles auront lieu samedi au cimetière Montparnasse, à Paris, précise le Globe and Mail.

Quelques-uns des livres de Mavis Gallant traduits en français :

  • Voix perdues dans la neige (Fayard, 1981)
  • Ciel vert, ciel d'eau (Folio Gallimard, 1998)
  • Poisson d'avril (Folio Gallimard, 1998)
  • Vers le rivage (L'instant même, 2002), épuisé
  • Laisse couler (Encre de nuit, 2003)
  • Rencontres fortuites (Les Allusifs, 2009)

Un texte de Sophie Cazenave

Avec les informations de La Presse canadienne

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