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Pas de scrutin en mars au Québec

Le reportage de Martine Biron et l'analyse de Sébastien Bovet
Radio-Canada

Alors qu'à Québec le gouvernement Marois exclut le scénario d'élections au mois de mars, un nouveau sondage de la firme CROP gonfle les voiles du Parti québécois qui récolterait, selon les sondeurs, 40 % des intentions de vote.

Mais en dépit d'une opinion publique favorable, la première ministre Pauline Marois a exclu, selon nos sources, la possibilité d'un déclenchement d'élections durant la première semaine de la relâche parlementaire, en prévision d'un scrutin le 31 mars.

La première ministre miserait plutôt sur un déclenchement de campagne le 5 ou le 12 mars, en prévision d'un scrutin le 7 ou le 14 avril.

Pourquoi repousser ainsi les élections? C'est que le gouvernement Marois, toujours minoritaire, voudrait faire adopter trois projets de loi avant de se lancer en campagne.

Les projets de loi à soumettre à l'Assemblée nationale portent sur les soins de fin de vie, le nouveau code de procédure civile et la loi qui crée un poste d'inspecteur général à Montréal.

Le projet de loi sur l'inspecteur général de Montréal ne serait cependant pas appelé par le gouvernement cette semaine, selon notre correspondante parlementaire, Martine Biron.

Les libéraux et les caquistes ne sont pas pressés

L'adoption de ces projets de loi n'est toutefois pas gagnée d'avance pour le gouvernement Marois. Surtout que la relâche parlementaire suivra le dépôt du budget jeudi et durera deux semaines.

Libéraux et caquistes affirment qu'ils ne seront pas responsables si les projets de loi ne sont pas adoptés avant le déclenchement des élections.

« Le temps va commencer à manquer, mais ça appartient au gouvernement. S'il avait attendu deux semaines pour déposer son budget, il y aurait une journée de plus », affirme le leader de la CAQ, Gérard Deltell, en entrevue à l'émission 24/60.

Le gouvernement les accuse de faire volontairement du « blocage », en demandant par exemple que tous les députés puissent s'exprimer avant de voter sur le projet de loi sur le droit de mourir dans la dignité, qui fait pourtant l'objet d'un consensus à l'Assemblée nationale.

« L'urgence n'est provoquée que par la fièvre électorale de Mme Marois qui voit une embellie et qui a une visée électoraliste », rétorque le leader parlementaire de l'opposition officielle, Pierre Moreau. « Si Mme Marois estime elle aussi que ces projets de loi sont fondamentaux, pourquoi les laisserait-elle mourir au feuilleton pour son bénéfice personnel? »

Un sondage favorable au Parti québécois

Si des élections avaient eu lieu cette semaine au Québec, le Parti québécois aurait formé un gouvernement majoritaire, selon un sondage de la firme CROP.

D'après l'enquête menée pour le compte du quotidien La Presse, le PQ aurait remporté 40 % des voix lors de ce scrutin.

Il s'agit d'une augmentation de 5 % des appuis au Parti québécois par rapport au sondage du mois dernier.

Le Parti libéral du Québec récolte pour sa part 34 % des intentions de vote, soit un point de pourcentage de moins que lors de l'exercice précédent.

La Coalition avenir Québec conserve quant à elle 16 % des intentions de vote tandis que Québec solidaire récolte 7 % des appuis.

Selon les auteurs du sondage, les troupes de Pauline Marois auraient surtout fait des gains dans les rangs des indécis.

Fait à noter, le Parti québécois récolte dans ce sondage l'appui de 47 % des francophones contre 24 % pour les libéraux.

Ce sondage a été réalisé sur Internet entre le 13 et le 16 février auprès d'un millier d'internautes. Les résultats ont été pondérés selon le sexe, l'âge, la langue maternelle, la région et le niveau d'étude des répondants.

Résultats du sondage Crop-La Presse

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