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Les établissements de santé réclament 1,2 milliard de plus

Entrevue avec Diane Lavallée à l'émission 24/60

À quelques jours du dépôt du budget du gouvernement Marois, l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) demande que la logique des compressions s'arrête. Elle estime qu'il manque 1,2 milliard de dollars seulement pour maintenir les services déjà offerts.

« C'est sans augmentation, sans développement. Ce sont les coûts du système, les augmentations salariales, l'inflation », précise la directrice de l'AQESSS, Diane Lavallée, en entrevue à l'émission 24/60.

Selon l'association, le réseau de la santé est sous pression et les services aux patients sont menacés.

« Les compressions consenties au plan administratif ont atteint leur limite », dit Diane Lavallée. Ces quatre dernières années, les établissements de santé ont absorbé des coupes de 627 millions de dollars, tout en augmentant les services de 3 %, rappelle-t-elle.

Vous ne pouvez plus penser que si les sommes ne sont pas au rendez-vous, que les services à la population vont demeurer les mêmes. On ne sera plus en mesure d'offrir les mêmes services de qualité et en quantité suffisante.

Diane Lavallée, de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux

Des choix à faire

Si le budget n'est pas bonifié, l'AQESSS demande au gouvernement de faire des choix. « On ne peut pas laisser les établissements les faire chacun de leur côté », dit sa directrice.

Pour y arriver, l'association suggère la création d'un institut indépendant qui serait chargé d'évaluer périodiquement le panier de services couverts par l'assurance maladie, comme cela existe au Royaume-Uni. Une façon, dit Mme Lavallée, de dépolitiser les choix et de les mettre à l'abri des groupes de pression.

Le gouvernement péquiste présentera son budget jeudi.

Économie