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Comment protéger vos ados contre l'exploitation sexuelle sur Internet?

Cyberprédateur
Photo: (archives)
Radio-Canada

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, la vaste majorité des enfants victimes de leurre sur le web ne rapportent pas avoir été la cible d'un acte criminel, selon une étude du Centre canadien de la protection de l'enfance (CCPE).

« Dans plus de 90 % des cas [96 sur 104], l'enfant victime n'a pas brisé le silence pour dévoiler l'abus. Dans 75 % des cas [8] où l'enfant a signalé ses inquiétudes, il avait déjà été victime d'abus pédosexuel ou d'exploitation sexuelle avant de briser le silence », indique l'organisme voué à la sécurité personnelle des enfants.

Dans le cadre de la Journée de la sécurité sur Internet, le CCPE propose un guide intitulé Comment protéger vos ados contre l'exploitation sexuelle sur Internet. « La création de cette trousse se justifie par les nouveaux dangers qui apparaissent sur Internet et les récentes tragédies qui ont coûté la vie à de jeunes Canadiens », souligne l'organisme.

« Il faut faire beaucoup plus pour aider les enfants à comprendre dans quelles circonstances ils ont besoin d'aide, où trouver cette aide et pourquoi ils ont intérêt à se tourner vers un adulte de confiance », soutient Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l'enfance.

En cette Journée mondiale pour un Internet plus sûr, j'encourage tous les Canadiens et Canadiennes à visiter des ressources telles que pensezcybersecurite.gc.ca (Nouvelle fenêtre), Canada.ca/Nonalacyberintimidation (Nouvelle fenêtre) et protegeonsnosenfants.ca (Nouvelle fenêtre) pour en apprendre davantage sur la façon de se protéger en ligne.

Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

« La cyberintimidation, l'autoexploitation juvénile, le leurre et l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet sont quelques-uns des délits qui sont perpétrés par le biais des nouvelles technologies. Ils peuvent constituer des actes criminels qui, bien qu'ils soient commis dans un univers virtuel, font des victimes bien réelles », rappelle la Sûreté du Québec.

Le Code criminel interdit à un adulte de communiquer avec un mineur en vue de commettre une infraction d'ordre sexuelle telle que d'avoir des contacts sexuels avec un jeune de moins de 16 ans, d'inciter un jeune à avoir des contacts sexuels, de l'inciter à s'exhiber devant sa caméra ou de visionner du matériel pornographique.

Les autorités incitent les victimes de leurre à enregistrer leurs conversations et à communiquer avec un service de police.

Il est également possible de signaler toute information au sujet de l'exploitation sexuelle des jeunes sur Internet au Centre canadien de protection de l'enfance, qui invite par ailleurs la population à s'abonner à son nouveau service Alertes Cyberaide.ca (Nouvelle fenêtre), qui diffuse des renseignements sur les tendances en matière de technologie et les nouveaux outils pour protéger les enfants.

Société