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Les policiers et les écoles s'allient contre l'intimidation sur la Rive-Sud

Intimidation à l'école
Intimidation à l'école

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) et la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) ont signé une entente de collaboration qui s'inscrit dans le cadre de la Loi visant à prévenir et à combattre l'intimidation et la violence à l'école.

Un texte d'Alexandre TouchetteTwitterCourriel

La loi 56 oblige toutes les écoles à adopter un plan de lutte contre l'intimidation et la CSMV est l'une des premières commissions scolaires à aller encore plus loin en mettant en place un tel partenariat avec les forces policières.

Quatorze policiers travaillaient déjà à temps partiel dans les écoles de Longueuil pour organiser des activités éducatives de prévention avec des groupes allant de la maternelle à la cinquième secondaire. La nouvelle entente vient maintenant baliser leurs interventions en contexte de prévention, d'enquête et d'urgence.

Avec cette entente, les modalités de communication entre les policiers et les écoles sont maintenant plus claires, selon le capitaine Simon Crépeau, de la police de Longueuil.

« Les agents doivent maintenant signaler systématiquement à la direction d'école les incidents qui impliquent des élèves », explique-t-il. « Par exemple, si des policiers interviennent dans un parc pour un cas de violence ou d'intimidation, ils vont s'assurer que l'école est informée. Ce genre de coopération va permettre de faire des liens entre des événements qui auraient pu autrement passer inaperçus. »

En 2010-2011, plus du tiers des élèves québécois au secondaire se sont fait crier des injures, frapper, taxer ou ont subi de la cyberintimidation, selon l'Institut de la statistique du Québec.

Claire Beaumont, titulaire de la Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif de l'Université Laval, voit d'un très bon œil l'instauration d'une telle entente de collaboration entre les services policiers et le milieu scolaire.

La meilleure façon de réduire la violence et l'intimidation est de s'assurer que les écoles travaillent avec l'ensemble des partenaires de la communauté comme les policiers, les intervenants des maisons de jeunes et les parents.

Claire Beaumont, psychologue

Selon la chercheuse, les policiers doivent être perçus non seulement comme des surveillants chargés d'appliquer la loi et d'intervenir auprès de ceux à l'origine de l'intimidation, mais aussi comme une source de soutien et de protection pour les victimes d'intimidation.

Elle ajoute qu'en augmentant la collaboration entre les écoles et les policiers, on favorise le développement d'une relation de confiance avec les élèves qui va faciliter la dénonciation des gestes d'intimidation par les témoins et les victimes elles-mêmes.

Grand Montréal

Société