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La Molly débarque à Laval

Des drogues de synthèse. <i>Photo : iStock/Kcline</i>

Des drogues de synthèse. Photo : iStock/Kcline

Photo : iStock / iStock/Kcline

Radio-Canada

La police de Laval constate l'arrivée sur son territoire d'une nouvelle drogue de synthèse de type ecstasy connue sous le nom de « Molly ». Déjà présente aux États-Unis depuis quelques années, elle est vendue à bas prix sous forme de capsules ou de cristaux. 

Un texte de Myriam FimbryTwitterCourriel

Les enquêteurs en ont trouvé des petites quantités à Laval, dans leurs perquisitions des derniers mois. « C'est nouveau, ça vient d'arriver sur notre territoire », confirme le porte-parole de la police de Laval, Franco Di Genova. « On parle de quelques capsules ».

La Molly est une drogue de synthèse. Elle est réputée contenir de la MDMA, l'ingrédient actif de l'ecstasy. Mais la plupart du temps, c'est plutôt un mélange toxique de substances chimiques produites en laboratoire, selon l'agence anti-drogue américaine. Seulement 13 % de la Molly saisie dans l'état de New York dans les quatre dernières années contenait de la MDMA.

Danger pour la santé

La composition est variable et la force des substances l'est tout autant. Il est impossible de savoir exactement ce que contiennent les capsules de Molly, ni à quelle dose. D'où le danger.

Les substances chimiques utilisées sont souvent des stimulants du système nerveux central, qui causent des pics euphoriques, une accélération du rythme cardiaque, une pression sanguine élevée et de la transpiration.

C'est un cocktail d'amphétamines comme on en connaît déjà. Ces pilules ressemblent à des bonbons, mais leur effet peut être jusqu'à dix fois plus élevé que la cocaïne

Marie-Ève Morin, médecin spécialisée en dépendance, santé mentale et hépatice C, co-fondatrice de la clinique Opus à Montréal

Elles peuvent causer des crises de panique, des psychoses, des hallucinations ou des idées suicidaires.

Chez les individus prédisposés, elles peuvent déclencher des maladies mentales comme la dépression ou la schizophrénie.

En raison de son prix abordable - une moyenne de 10 $ la capsule - la Molly risque d'attirer les jeunes de 12 à 17 ans. C'est ce qui a poussé le Service de police de Laval à en parler sur sa page Facebook, de façon à sensibiliser les parents.

Et à Montréal?

De son côté, le Service de police de Montréal n'est pas surpris d'entendre parler de la Molly. Le nom circule déjà depuis quelque temps dans le milieu. Une chose est sûre: les substances chimiques employées ne sont pas nouvelles sur le marché illégal des drogues de synthèse.

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