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Les 3 conditions de la CAQ pour appuyer le budget

Le chef de la CAQ François Legault (centre), entouré des députés Christian Dubé (gauche), Stéphane Le Bouyonnec (droite) et François Bonnardel (arrière)

Le chef de la CAQ François Legault (centre), entouré des députés Christian Dubé (gauche), Stéphane Le Bouyonnec (droite) et François Bonnardel (arrière)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En plus d'atteindre l'équilibre budgétaire dès cette année, le gouvernement Marois devra donner un répit aux contribuables québécois s'il veut que la Coalition avenir Québec (CAQ) appuie le prochain budget.

Pour le chef de la CAQ, François Legault, il faut permettre aux citoyens de consommer davantage pour relancer la croissance économique de la province.

« Il faut leur donner un répit. Il faut donner une bouffée d'air aux contribuables du Québec. Ça doit être la priorité », a-t-il dit mardi à Saint-Eustache, dans les Laurentides, où les 18 députés de la CAQ sont rassemblés en caucus pour préparer la rentrée parlementaire.

« Mme Marois doit mettre cette priorité en haut de la liste si elle veut l'appui des députés de la Coalition avenir Québec », a-t-il ajouté.

Concrètement, la CAQ demande l'abolition de la contribution santé pour les contribuables gagnant moins de 45 000 $, la « classe moyenne » selon la formation politique. Les hausses de tarifs devraient aussi se limiter à l'inflation, sauf pour les tarifs d'électricité qui pourraient augmenter un peu plus, avec un plafond de 2,2 % en 2014. Finalement, le gouvernement ne doit pas hausser les impôts, a prévenu M. Legault.

À cette condition s'ajoute l'impératif de renouer avec l'équilibre budgétaire dès cette année et d'élaborer un plan de relance de l'économie, financé grâce à la révision des crédits d'impôt aux entreprises.

Pour la CAQ, en plus d'être nécessaires, ces trois conditions sont réalistes et pourraient se faire « sans affecter les services aux citoyens ».

« On est convaincu qu'on est capable de réduire la taxe santé. On est capable de réduire les crédits d'impôt aux entreprises pour relancer l'économie. On est capable d'atteindre l'équilibre budgétaire. On est convaincu de ça », a affirmé M. Legault, ajoutant qu'il allait donner la recette au ministre des Finances, Nicolas Marceau.

Le porte-parole pour les questions de finances publiques de la CAQ, le député Christian Dubé, doit d'ailleurs rencontrer le ministre des Finances la semaine prochaine.

Lors de sa mise à jour économique, le ministre Nicolas Marceau a annoncé que le gouvernement reportait de deux ans le retour à l'équilibre budgétaire. La cible est maintenant 2015-2016. Le déficit anticipé est de 1,75 milliard de dollars en 2014-2015.

Trois conditions de la CAQ

  • Éliminer la taxe santé pour ceux qui gagnent moins de 45 000 $
  • Réduire les crédits d'impôt aux entreprises
  • Atteindre l'équilibre budgétaire dès 2014-2015

Puisque le gouvernement de Pauline Marois est minoritaire, il a besoin de l'appui de la CAQ ou du Parti libéral du Québec (PLQ) pour réussir à faire adopter son budget par l'Assemblée nationale. Sans un de ces appuis, des élections générales seront déclenchées.

« Si c'est nécessaire d'avoir une campagne électorale, on est prêt », a affirmé M. Legault, qui assure que son parti a déjà choisi son slogan, élaboré sa plateforme électorale et prévu des annonces pour les 35 jours de campagne.

Le caucus présessionnel de la CAQ prend fin mardi après-midi. Les travaux reprennent le 11 février à l'Assemblée nationale.

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