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L'Isle-Verte : après les recherches, le deuil

Pompiers devant les décombres de la Résidence du Havre de L'Isle-Verte, le 23 janvier 2014.

Photo : La Presse canadienne / PC/Ryan Remiorz

Radio-Canada

La Sûreté du Québec  (SQ) a mis fin aux recherches sur le site de la Résidence du Havre à L'Isle-Verte, au Bas-Saint-Laurent. La centaine de personnes qui, depuis 11 jours, scrutaient les décombres de la résidence cèdent maintenant leur place au temps qui, a son tour, aidera les familles endeuillées à traverser cette épreuve.

Avec un certain pincement au coeur, la mairesse de L'Isle-Verte regarde partir dimanche les équipes de policiers et de pompiers des décombres. Une centaine de personnes qui faisaient partie, depuis plus d'une semaine, du quotidien de la communauté.

« Je me sens un peu fébrile. C'est sûr qu'on est contents, parce qu'on voit que le travail avance, d'un autre côté, de les voir s'en aller, ça fait toujours un brin quelque chose, confie Mme Tremblay. Mais nous, ça nous permet d'entrer dans nos affaires administratives pour gérer la crise ». 

Si la vie doit reprendre son cours, les résidents doivent s'accorder du temps. Une période pour parler, pour accepter et pour panser les blessures. « Ça peut être long, ça peut être difficile, mais ça s'enclenche... Il faut laisser le temps faire. Le deuil c'est une partie d'errance, d'introspection. On peut se sentir tout à l'envers, tout brisé. Mais il faut que ça fasse son temps. C'est le temps qui nous arrange », explique Ursule Thériault.

Les proches des 32 victimes doivent trouver une oreille pour se confier, ajoute la mairesse de L'Isle-Verte.

Il faut être bien entouré, il faut que les gens n'hésitent pas aller chercher de l'aide, à parler à des gens près d'eux et en qui ils ont confiance, ça, c'est super important 

La mairesse de L'Isle-Verte, Ursule Tremblay

Jusqu'à maintenant, 27 corps ont été extirpés des décombres et cinq victimes sont toujours portées disparues.

Les restes retrouvés sur les lieux ont été envoyés au bureau du coroner aux fins d'expertise. Des tests d'ADN seront effectués pour tenter d'identifier des victimes. Dix des corps retrouvés ont été officiellement identifiés et neuf noms ont été rendus publics par le Bureau du coroner.

Marie-Blanche Saint-Pierre, une citoyenne de l'endroit, a bien connu la majorité des personnes qui ont péri dans l'incendie. Elle croit que même si toutes les victimes n'ont pas été retrouvées, les familles pourront au moins commencer à faire leur deuil.

« Je trouve ça triste, mais je suis contente qu'ils aient trouvé les fragments, car c'est pour les familles surtout. Ça va être difficile de faire le deuil, mais tout de même, ils vont être heureux pareil, ceux qui ont été retrouvés, même si ce n'est rien qu'un fragment », a expliqué Mme Saint-Pierre.

Les policiers cherchent toujours la cause de l'incendie. Un mandat général a d'ailleurs été obtenu par la SQ afin de permettre aux policiers de recueillir des indices qui pourraient éventuellement être admissibles en cour. Les enquêteurs étudient différents scénarios, y compris celui d'un acte criminel.

La Sûreté du Québec doit tenir un point de presse lundi pour parler de la suite de l'enquête.

Preuve que les activités vont se faire rares au cours des prochains jours à L'Isle-Verte, la ligne téléphonique destinée aux médias a été désactivée samedi à 16 h 30.

Les journalistes qui désirent obtenir de l'information relative à cet événement devront désormais communiquer directement avec le ministère ou l'organisme concerné par leur demande.

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