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ITSS en Estrie : la Santé publique s'inquiète de l'augmentation des cas

La Santé publique de l'Estrie s'inquiète des augmentations d'ITSS
La Santé publique de l'Estrie s'inquiète des augmentations d'ITSS

La Santé publique de l'Estrie continue de s'inquiéter de la hausse fulgurante des infections transmissibles sexuellement et par le sang. Depuis les sept dernières années, les ITSS ont bondi de 80%. 

De 2007 à 2013, le nombre de cas déclarés, toutes infections confondues, est passé de 629 à 1070.

La chlamydia est la plus fréquente et la plus redoutée. « C'est une infection qu'on peut avoir le plus souvent sans s'en rendre compte. Il n'y a pas de symptôme. On ne le sait pas et on peut être appelé à transmettre l'infection à d'autres », indique la médecin résidente à la Direction de la santé publique de l'Estrie, Caroline Laberge.

L'incidence de la chlamydia est environ cinq fois plus élevée chez les 15 à 24 ans que dans la population générale.

Pour la gonorrhée, le nombre de cas a doublé depuis 2007, passant de 13 à 27. La syphilis, que les autorités croyaient bien contrôlée, est par ailleurs de retour. Entre 2000 et 2011, l'Estrie est passée de moins de un cas par année, à une moyenne d'un cas par mois.

Prévention

Pour inciter les gens à passer des tests de dépistage et à utiliser le condom, l'Agence de la Santé publique de l'Estrie a tenu une journée de sensibilisation, vendredi, au Cégep de Sherbrooke. 

Le sexologue sherbrookois Alain Desharnais croit pour sa part que le retour des cours d'éducation sexuelle au secondaire est la clé pour faire face à l'augmentation des ITSS. « Il faut faire de l'éducation systématique. Au plaisir peut-être, au partage sûrement, mais à la responsabilité, sans aucun doute. Ça, on ne le fait pas », souligne-t-il. 

Une carte interactive des lieux de dépistages en Estrie est disponible sur le site santeestrie.qc.ca/itss



Santé