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D'anciens combattants dénoncent la fermeture de bureaux de leur ministère

Les manifestants devant le bureau de Sydney, en Nouvelle-Écosse

Photo : David Burke/CBC

Radio-Canada

Des milliers d'anciens combattants, appuyés d'autres citoyens, ont manifesté en Atlantique, vendredi, pour dénoncer la fermeture de bureaux de leur ministère. 

1 500 personnes se sont réunies à Sydney, au Cap-Breton, pour protester contre la fin du service, dans leur région. À Charlottetown, ils étaient plus d'une centaine. Des manifestants se sont également réunis à Corner Brook, à Terre-Neuve.

À Sydney, les manifestants ont installé des rubans noirs à l'entrée de l'édifice. Depuis lundi, le bureau de Sydney est occupé durant le jour par trois anciens combattants. L'un des occupants, Vince Rigby, a l'intention de poursuivre l'occupation la nuit prochaine. Il dit qu'il faudra que la police le force à sortir.

Huit bureaux d'aide aux anciens combattants ferment vendredi à travers le pays, dont trois en Atlantique, soit les bureaux de Sydney, au Cap-Breton, de Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard et de Corner Brook, à Terre-Neuve. Ailleurs au pays, les bureaux qui cesseront leurs activités sont ceux de Kelowna en Colombie-Britannique, Saskatoon en Saskatchewan, Brandon au Manitoba, Thunder Bay en Ontario et Windsor en Ontario. Un neuvième bureau, celui de Prince George en Colombie-Britannique, a déjà fermé ses portes. Ils seront notamment remplacés par des services en ligne et à distance.

Les anciens combattants disent qu'ils se sentent trahis par le gouvernement fédéral. Ils promettent de faire campagne contre les conservateurs aux prochaines élections.

Michelle Bradley, qui travaille au bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a fait la route jusqu'à Charlottetown pour appuyer les protestataires. Elle déplore que les anciens combattants ne reçoivent pas de bons services. Selon elle, la qualité du service avait déjà diminué avant ces fermetures. Elle craint que les choses n'empirent. 

Les anciens combattants s'opposent à la fermeture des bureaux parce qu'ils ne croient pas qu'ils seront bien servis par les bureaux de Services Canada. De plus, ils devront s'adresser aux bureaux situés à l'extérieur de la province. Par exemple, les vétérans de l'Île-du-Prince-Édouard devront s'adresser au bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Le président de la Légion canadienne à Charlottetown, John Yeo, explique que les gens préfèrent rencontrer quelqu'un en personne quand ils ont besoin de services. Il ajoute que d'anciens combattants âgés ne sont pas à l'aise d'utiliser des formulaires en ligne.

À Ottawa, le premier ministre Harper assure que les anciens combattants pourront obtenir l'aide dont ils ont besoin à l'aide d'un programme de Service Canada.

La fermeture des bureaux pourrait devenir un enjeu durant la campagne électorale fédérale l'an prochain. Les libéraux et les néo-démocrates promettent de les rouvrir s'ils forment leur prochain gouvernement.


Les bureaux du ministère des Anciens combattants permettent, entre autres, d'aider les vétérans à se procurer des fauteuils roulants, d'offrir des services d'aide psychologique en cas de stress post-traumatique et d'assister la personne dans sa recherche pour un emplacement dans un foyer de soins.

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