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Alzheimer : un répit pour les aidants naturels

Le reportage de Valérie-Micaela Bain
Radio-Canada

Le Baluchon Alzheimer a organisé dimanche à Montréal un dîner-bénéfice pour donner une journée de répit aux aidants naturels, qui se dévouent pour leurs proches.

L’organisme qui œuvre depuis 14 ans au profit des gens atteints d’Alzheimer veut aussi briser l’isolement qui menace les aidants naturels.

Aller au restaurant avec quelqu’un atteint d'Alzheimer, c’est aussi avoir peur du jugement des gens autour. Ce n’est pas le cas ici aujourd’hui. 

Guylaine  Martin, directrice générale du Baluchon Alzheimer

Les fonds récoltés serviront à payer les salaires des « baluchonneuses », ces femmes qui offrent un répit allant de quatre jours à deux semaines aux aidants naturels.

Il faut un travail d'adaptation pour accepter leur présence dans leur intimité, mais au final tout le monde est gagnant. 

« On ne pourrait pas faire ce qu'on fait présentement et avoir la qualité de vie qu'on a si on laissait notre maison fermée », reconnaît une aidante naturelle.

Sans ce genre de pause, il y a un sérieux risque d’éclatement familial.

Il arrive qu’on se retrouve confronté à deux problèmes, celui de l’aidant naturel qui est hospitalisé pour épuisement et parfois même en décède avant le patient qu'il accompagne, souligne Guylaine Martin.

La marraine de l’évènement Janine Sutto était présente pour exprimer son admiration aidants naturels et leur travail et leur dévouement.

Le nombre de ces aidants est appelé à augmenter. D’ici 2030, un Canadien sur cinq âgé de 65 ans et plus risque d'être atteint d'Alzheimer.

D’après un reportage de Valérie-Micaela Bain

Société