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Explosion d'un gazoduc au Manitoba : pas d'enquête criminelle

Les explications de Pierre Verrière
Radio-Canada

La cause de l'explosion du gazoduc de TransCanada près d'Otterburne n'est pas de nature suspecte, selon la Gendarmerie royale du Canada qui ne mènera pas d'enquête criminelle, a-t-elle affirmé samedi soir par voie de communiqué. Toutes les personnes évacuées ont pu regagner leur domicile et les routes sont à nouveau accessibles.

Des équipes d'urgences se sont rendues sur les lieux d'un important incendie survenu dans le sud du Manitoba, non loin de la communauté de Saint-Pierre-Jolys, où un gazoduc de TransCanada a explosé vers 1 h du matin. La compagnie indique que le feu a été éteint à 15 h.

Quelque 4000 personnes seraient privées de gaz naturel au sud d'Otterburne, selon Hydro-Manitoba, qui a envoyé deux camions sur place.

L'Organisation des mesures d'urgence a indiqué qu'elle préparait des centres d'accueil pour que les citoyens privés de chauffage puissent se réchauffer. Samedi soir, trois communautés des environs - Grunthal, Kleefeld et New Bothwell - avaient aménagé des centres d'urgence chauffés, mais aucun n'avait encore accueilli de résidents.

Des camions-citernes contenant du gaz compressé ont été envoyés dans la zone touchée pour alimenter des foyers pour personnes âgées. Ils serviront aussi aux hôpitaux, ainsi qu'aux écoles et aux églises qui sont transformées en refuge.

L'Office national de l'énergie a dépêché sur les lieux son équipe d'intervention d'urgence pour surveiller et évaluer les activités de la société en rapport avec l'incident.

Plusieurs communautés privées de gaz

La municipalité de Niverville a publié samedi un communiqué sur son site Internet indiquant qu'elle s'attendait à ce que le service de gaz naturel soit interrompu durant 24 heures minimum, voire pendant plusieurs jours.

L'approvisionnement en gaz pourrait être interrompu dans les municipalités rurales de Hanover et De Salaberry, dont Saint-Pierre-Jolys, Sainte-Agathe, Saint-Malo, Otterburne, New Bothwell, Niverville, Kleefeld, Grunthal, Dufrost, a indiqué Hydro-Manitoba. Elle mentionne sur son site Internet ne pas savoir combien de temps la coupure durera, mais recommande de se préparer à une longue interruption.

La Société d'État demande aux résidents touchés par l'interruption de service de baisser les thermostats et de s'assurer que tous les appareils fonctionnant au gaz soient éteints.

TransCanada ignorait samedi ce qui avait causé l'incendie. Le pipeline a été fermé temporairement, a indiqué la compagnie par voie de communiqué. Des représentants de TransCanada sont sur place. Des équipes ont ventilé le gaz naturel du système pour éliminer la source de combustible qui alimentait l'incendie. 

Un pipeline de gaz naturel de TransCanada a pris feu et a explosé vers 1 h cette nuit. L'explosion a eu lieu près d'Otterburne, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Winnipeg. On ne rapporte aucun blessé, mais cinq maisons avaient dû être évacuées. Les habitants des deux d'entre elles avaient pu regagner leur logis vers l'heure du souper.

Forte explosion

Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Saint-Pierre-Jolys a reçu un appel vers 1 h 05 qui indiquait une « forte explosion ».

Des témoins qui vivent proches du lieu de l'explosion l'ont qualifiée d'énorme. Paul Rawluk vit non loin de là et s'est rendu jusqu'au site. « En nous approchant, nous pouvions voir des flammes imposantes de 200 à 300 mètres de haut propulsées hors du sol et cela sonnait littéralement comme un avion à réaction », explique-t-il. 

Selon la police, le feu qui émane du pipeline n'est pas toxique.

Le maire de Saint-Pierre-Jolys, Denis Fillion, qui vit non loin de là, à Dufrost, a été réveillé par le bruit de l'incendie.

De Saint-Pierre, ce sont des flammes qui étaient encore de 100 pieds (30 mètres) de haut, mais d'ici, de Dufrost, c'était des centaines de pieds de haut, c'était immense, c'est pour cela que ça m'inquiétait parce que ces choses-là parfois cela peut devenir de plus en plus gros.

Denis Fillion

Un autre résident du coin, Richard Gagnon, explique qu'il était couché avec sa femme lorsqu'il a entendu une petite explosion, suivie quelques secondes plus tard par une forte explosion. « Le ciel est devenu allumé comme le jour et on entendait le ronronnement d'un avion. On a couru en bas pour voir ce qui se passait. En regardant à l'Ouest, on voit une flamme immense, J'ai pensé que c'était dans la cour de mon frère où il y a des hangars de machines et que c'était ça les explosions », raconte-t-il.

« On essaye d'appeler le 911, aucune réponse. Je vais en haut, je réveille mon fils et ma fille. Mon fils et moi on s'habille très vite pour aller cherche le tracteur et la souffleuse à neige pour souffler la cour pour les pompiers. On court dehors. On prend le camion pour se rendre dans la cour à mon frère et là on réalise que ce n'est pas la cour à mon frère, mais c'est plus à l'Ouest où TransCanada pipeline a une station qui est en feu. Les flammes avaient environ 100 mètres de haut, une chaleur incroyable et une chaleur incroyable », ajoute-t-il.

Le Bureau de la sécurité des transports a dépêché un enquêteur sur place.

Justice et faits divers