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Bombardier reporte l'entrée en service de la CSeries

Avion de la CSeries

Photo : Bombardier

Radio-Canada

Le nouvel avion de l'entreprise québécoise devrait entrer en service dans la deuxième moitié de 2015, a confirmé Bombardier jeudi, soulignant que ses tests font « de solides progrès et que les résultats » sont conformes aux attentes. Initialement, la livraison des premiers avions était attendue d'ici septembre ou au plus tard au début de l'an prochain. 

« Nos clients, qui sont basés un peu partout dans le monde, sont au courant de ce qui se passe dans l'industrie. Ils ont entendu les mésaventures, si je peux les expliquer ainsi, de nos compétiteurs européens et américains et ils veulent absolument qu'on évite ça. Nous on en est arrivé à la conclusion qu'il fallait travailler davantage à s'assurer que tous les systèmes collaborent bien entre eux, que tous les logiciels soient à jour et fonctionnent bien pour permettre une entrée en service sans faille », affirme Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier pour les avions commerciaux.

Des observateurs du secteur s'attendaient à ce délai dans la livraison des premiers appareils le temps de poursuivre différents tests. Le modèle CS100 devrait commencer à être exploité dans la deuxième moitié de 2015. Six mois plus tard, soit en 2016, l'avion C300, un appareil un peu plus long, devrait entrer en service.

« On doit être content d'une certaine manière que Bombardier prenne son temps pour faire ses devoirs pour avoir un avion plus sécuritaire. C'est un argument économique et commercial plus important à la fin », affirme le professeur Mehran Ebrahimi du département de management et technologie de l'UQAM.

Jeudi à la clôture des marchés à Toronto, le titre de Bombardier perdait 7.74 % pour une valeur de 4,17 $.

Une nouvelle commande

D'ailleurs, le transporteur national d'Arabie saoudite, SaudiGulf Airlines, achète 16 avions de la CSeries pour 1,21 milliard de dollars américains au prix courant alors que les commandes pour le nouvel appareil de l'entreprise québécoise ont été plutôt rares depuis le vol inaugural, en septembre dernier.

L'entente avec Al Qahtani Aviation prévoit aussi des options pour 10 autres appareils CS300, ce qui pourrait faire grimper la valeur du contrat à près de 2 milliards de dollars.

Dans un communiqué, le président de la compagnie d'aviation, le cheikh Tariq Al Qahtani, explique avoir choisi l'appareil québécois pour sa « conception entièrement nouvelle » et les « coûts concurrentiels des avions », expliquant vouloir faire établir un transporteur de premier plan dans la région du Golfe et au Moyen-Orient.

En 2013, quelque 54 millions de passagers ont visité les 27 aéroports d'Arabie saoudite.

La CSeries comprend deux modèles : le CS100, qui offre de 100 à 125 sièges, selon la configuration, et le CS300, qui peut accueillir jusqu'à 160 passagers.

Un carnet de commandes à remplir

Depuis le vol inaugural de la CSeries, à Mirabel à la mi-septembre, Bombardier a reçu une autre commande que celle de Saudi Gulf Airlines, provenant de l'Iraqi Airways, le transporteur national de l'Irak, pour l'achat ferme de cinq avions CS300. En tout, l'entreprise québécoise a reçu des commandes fermes pour 198 appareils alors que son objectif est d'en avoir 300 d'ici l'entrée en service de l'appareil.

Certains analystes croient que des clients potentiels de Bombardier pourraient attendre les résultats des tests pour s'assurer que les économies de carburant promises sont réelles et que les performances attendues de l'appareil sont fidèles.

Économie