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Exclusif

Permis de conduire et pot-de-vin : un geste souvent impuni

Le bureau d'examen d'ICBC de Point Grey à Vancouver.

Le bureau d'examen d'ICBC de Point Grey à Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À cinq reprises au cours de 2013, des Britanno-Colombiens qui tentaient d'obtenir leur permis de conduire et qui avaient failli leur test pratique ont offert des pots-de-vin à leur examinateur pour qu'il leur donne une note de passage.

Ces tentatives de corruption ont été révélées par une enquête des journalistes de la CBC à l'aide d'une demande d'accès à l'information.

Dans un des cas documentés, l'examinateur qui venait de faire échouer un chauffeur pour conduite dangereuse s'est vu offrir 300 $ pour changer son verdict. L'argent était dans la boîte à gants.

Une seule de ces cinq tentatives de corruption a été punie.

50 tentatives en 6 ans

Pour sa part, ICBC rapporte 50 tentatives de corruption au cours des six dernières années.

De ce nombre, cinq personnes ont été condamnées et une autre attend son jugement.

L'un des coupables a écopé d'une amende de 5000 $ et six mois de libération conditionnelle.

« Les pots-de-vin sont illégaux ici », souligne la porte-parole de l'opposition néo-démocrate pour ICBC, Mable Elmore. « Il devrait y avoir des conséquences [...], mais il n'y en a pas ou peu. »

Selon la société d'assurances automobile de la Colombie-Britannique (ICBC), il est difficile d'obtenir les preuves nécessaires pour porter des accusations avec succès.

« Tous nos enquêteurs sont d'anciens policiers, ils ont donc une bonne idée de ce qui est nécessaire pour que des accusations soient portées avec succès », explique le porte-parole d'ICBC, Adam Grosman.

Selon lui, même si beaucoup de tentatives de corruption restent impunies, le fait qu’elles sont rapportées sert de leçon aux fraudeurs.

« On leur dit que leur permis d'apprenti est suspendu, que l'incident sera inscrit à leur dossier, qu'ils ne pourront pas reprendre leur examen pratique tant que l'enquête est en cours », note Adam Grosman.

Dans certains cas, les apprentis conducteurs ont dû attendre de 30 à 60 jours pour repasser leur examen pratique.

D'après un reportage de Benoît Ferradini.

Le reportage de Benoît Ferradini

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