•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Notre système solaire, une exception cosmique?

Impression artistique de notre système solaire. Cette représentation, où les distances entre les planètes ne sont pas respectées, a pour but de montrer la différence de taille entre les planètes.
Impression artistique de notre système solaire. Cette représentation, où les distances entre les planètes ne sont pas respectées, a pour but de montrer la différence de taille entre les planètes. Photo: NASA
Radio-Canada

Plus de 75 % des exoplanètes identifiées par le télescope spatial Kepler ont une taille qui va de celle de la Terre à celle, près de quatre fois plus grande, de Neptune, révèlent les données analysées par d'autres instruments au sol.

Comparaison de la taille de la Terre et de Neptune.Comparaison de la taille de la Terre et de Neptune. Photo : NASA

Pourtant, si de telles planètes dominent le recensement galactique, elles sont absentes de notre système solaire, notent les planétologues de l'Université de la Californie à Berkeley qui analysent depuis quatre ans l'ensemble des données recueillies par Kepler.

Pour l'heure, les astronomes ne savent pas comment ces planètes se sont formées et ignorent en grande partie de quoi elles sont composées. Elles pourraient être rocheuses, gazeuses ou constituées d'eau.

Cette merveilleuse avalanche de données quant à ces planètes appelées des « mini-Neptune » ne nous révèle le plus souvent que la structure de leur enveloppe.

Pr Geoff Marcy, Université de Californie à Berkeley

Pour tenter de percer ce mystère, le Pr Marcy et ses collègues ont utilisé l'Observatoire Keck à Hawaï, l'un des plus puissants télescopes terrestres.

Recensement des exoplanètes potentiellement identifiées par Kepler.Recensement des exoplanètes potentiellement identifiées par Kepler. Photo : NASA

Ils ont ainsi confirmé la découverte de 41 exoplanètes faite par Kepler et ont déterminé la masse de 16 d'entre elles. Avec la masse et le diamètre, ils ont pu déduire la densité de ces planètes caractérisées soit comme rocheuses, soit gazeuses, soit une combinaison des deux.

Les mesures de densité laissent à penser que ces mini-Neptune possèdent un noyau rocheux, mais que les proportions d'hydrogène, d'hélium et de molécules riches en hydrogène dans leur enveloppe sont très variables.

Bilan de mission

Kepler a permis la détection de 3538 exoplanètes. De ce nombre, 199 ont été confirmées à l'aide d'autres instruments. 

Ces travaux ont aussi permis de détecter cinq nouvelles exoplanètes rocheuses de tailles variant de 10 % à 80 % plus grandes que celle de la Terre.
Aucune d'elles n'est habitable, puisqu'elles sont situées beaucoup trop près de leur étoile.

L'analyse de leur masse suggère qu'une grande partie des planètes dont le rayon est inférieur à 1,5 fois celui de la Terre sont formées de silicates, de fer, de nickel et de magnésium trouvés également dans les planètes terrestres de notre système solaire.

La sonde spatiale Kepler

Avec ces informations en main, les scientifiques vont maintenant tenter de trouver les étoiles abritant des planètes rocheuses soeurs de la Terre dans l'espoir de découvrir un environnement propice à la vie au-delà de notre système solaire.

Les chercheurs, qui ont présenté leurs travaux à la conférence annuelle de l'American Astronomical Society, veulent aussi comprendre comment ces planètes énigmatiques se sont formées et pourquoi notre système solaire en est dépourvu alors qu'elles sont les plus nombreuses dans la galaxie.

Kepler, lancé en 2009, est aujourd'hui hors service. Il a permis de scruter quelque 100 000 étoiles ressemblant à notre Soleil situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre.

Le saviez-vous?

En novembre 2013, des astronomes utilisant des données de la NASA ont calculé qu'il existe au moins 8,8 milliards d'étoiles accompagnées de planètes de la taille de la Terre dans une zone dite habitable.

Science