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Ottawa resserre les règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires

Le ministre de l’Emploi et du Développement social Jason Kenney

Le ministre de l’Emploi et du Développement social Jason Kenney

La Presse canadienne

De nouvelles règles fédérales donnant plus de pouvoirs aux autorités gouvernementales pour inspecter les employeurs sans mandat sont entrées en vigueur mardi. Cette initiative vise à calmer les craintes des Canadiens de voir leurs emplois volés par des travailleurs étrangers. 

Les règles accordent au gouvernement le pouvoir d'interroger les travailleurs étrangers sur leurs conditions de travail et d'exiger de l'employeur de la documentation prouvant qu'il se plie aux règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

Les autorités peuvent mener leur enquête sur une période de six ans à partir de la date d'embauche d'un employé étranger. Les permis de travail seront révoqués si un employeur s'avère avoir fourni de la fausse information qui « a ou aura un impact négatif significatif sur le marché du travail au Canada », stipule la règle.

Cela vise apparemment à rassurer les Canadiens sur le fait que les étrangers ne s'emparent pas de leurs emplois à leur détriment, à la suite d'un incident survenu à la Banque Royale du Canada. Des employés mis à pied avaient dû former leurs remplaçants, dont certains qui étaient embauchés grâce à des permis de travail temporaires.

La compagnie minière A.B.C. s'est également retrouvée dans l'eau chaude pour avoir engagé plus de 200 travailleurs chinois après avoir publié une annonce en mandarin qui n'a bien sûr pas attiré de candidatures canadiennes.

Le ministre du Travail et du Développement social, Jason Kenney, soutient que ces règles visent à assurer que les Canadiens sont toujours devant les étrangers pour obtenir les emplois disponibles.

Mais pour la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, il s'agit de « la pire décision du gouvernement Harper » depuis son arrivée au pouvoir en 2006.

Selon le président Daniel Kelly, le gouvernement cible avec ces nouvelles règles les grosses entreprises qui abusent du programme, alors que les petites entreprises se font prendre au piège avec de nouveaux frais.

« Nous avons des dizaines de milliers de membres partout au Canada qui peinent à trouver des employés, particulièrement dans les communautés rurales où il y a peu de jeunes, et leur accès au PTET se retrouve sévèrement limité à cause des abus des corporations délinquantes », a-t-il fait valoir.

M. Kelly juge comme un mythe le fait que les employeurs se tournent vers les travailleurs étrangers pour économiser de l'argent. Il soutient qu'il en coûte même plus cher aux entreprises, puisqu'elles doivent payer leur voyagement et leur hébergement.

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