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Le militant de Greenpeace Alexandre Paul de retour à la maison

Alexandre Paul

Retour au bercail

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Ce n'est pas l'expérience la plus joyeuse à vivre, mais chaque moment que j'ai passé "en dedans" a valu la peine », a déclaré le militant de Greenpeace Alexandre Paul, qui est arrivé à Montréal vendredi après avoir passé deux mois dans une prison russe.

Alexandre Paul se dit heureux d'être enfin de retour chez lui, mais il ne regrette rien.

Lui et 29 autres activistes de Greenpeace ont été arrêtés par les autorités russes le 19 septembre dernier, pour avoir tenté d'escalader une plateforme pétrolière appartenant au géant énergétique russe Gazprom. Ils protestaient ainsi contre l'exploitation pétrolière en Arctique.

« Plusieurs millions de supporteurs se sont mobilisés à travers le monde. Le dossier de l'Arctique est vraiment connu maintenant. Les choses vont avancer dans les prochaines années, je suis confiant. »

— Une citation de  Alexandre Paul

Alexandre Paul reconnaît que, aujourd'hui, il y songerait deux fois avant de se lancer dans la même aventure. Mais il n'a pas l'intention de diminuer son militantisme, lui qui travaille pour Greenpeace depuis 15 ans. 

Le moment le plus « paniquant » de son périple? Ne pas savoir s'il allait revoir ses parents vivants, dit-il. Les 30 militants, qui ont d'abord été accusés de piraterie, risquaient 15 ans de prison, et les parents d'Alexandre Paul ne sont plus jeunes. Moscou a ensuite allégé les charges, les accusant plutôt de hooliganisme (vandalisme de groupe), avant de les amnistier le 25 décembre dernier.

« Je pourrais remercier le comité olympique d'avoir choisi la Russie pour les jeux de Sotchi. C'est probablement ça qui est le plus responsable du fait que j'ai été libéré », estime Alexandre Paul. 

Le Montréalais s'est dit « très déçu », mais pas surpris que le gouvernement canadien ne soit pas intervenu dans le dossier, puisqu'Ottawa est proche de l'industrie pétrolière, selon lui. D'autres dirigeants, dont la chancelière allemande et la présidente brésilienne, ont interpellé directement le président russe, Vladimir Poutine. 

Des parents heureux

Les retrouvailles entre Alexandre Paul et ses parents ont été très émouvantes. « C'est le plus beau cadeau de Noël que je ne pouvais pas avoir », a dit Nicole Paul, aux côtés de son fils. Ils prévoyaient d'ailleurs aller souper tous les trois à leur sortie de l'aéroport. 

L'autre Canadien qui avait été arrêté, Paul Ruzycki, se trouve toujours en Russie. Cinq autres militants britanniques devaient quitter la Russie vendredi. 

« Il y a des questions logistiques, mais tout le monde devrait être rentré à la maison ce week-end », affirme le porte-parole de Greenpeace, Diego Creimer. 

Alexandre Paul, 36 ans et Paul Ruzycki, 48 ans, détenus en Russie depuis le 28 septembre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexandre Paul, 36 ans et Paul Ruzycki, 48 ans, détenus en Russie depuis le 28 septembre.

Photo : CBC/Reuters

Greenpeace a toujours nié que ses militants aient fait quoi que ce soit de mal et plaidait que les accusations contre ses membres étaient disproportionnées.

Selon le groupe écologiste, l'abordage du bateau de Greenpeace par La Garde côtière russe était « illégal », puisque l'Artic Sunrise se trouvait alors en eaux internationales.

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