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Les Frères musulmans officiellement déclarés « organisation terroriste »

Des Égyptiens transportent le corps d'une des 13 personnes tuées dans l'attaque à la bombe à Mansura, en décembre 2013
Des Égyptiens transportent le corps d'une des 13 personnes tuées dans l'attaque à la bombe à Mansura Photo: AFP / MAHMOUD KHALED
Radio-Canada

Le gouvernement égyptien a officiellement inscrit mercredi les Frères musulmans dans la liste des « organisations terroristes », en accusant la confrérie islamiste d'avoir commis l'attentat à la bombe de Mansoura, dans le delta du Nil, qui a fait 15 morts et 130 blessés.

Pourtant, cet attentat avait été revendiqué mercredi par un groupe radical islamiste opérant dans le Sinaï, Ansar Bayt al Makdis (Les Partisans de Jérusalem). Pour leur part, les Frères musulmans avaient condamné l'attaque de Mansoura

Cette décision, rendue publique par le vice-premier ministre, Hossam Eissa, donne aux autorités le pouvoir d'inculper, conformément à la loi anti-terroriste, tout membre de la confrérie pour appartenance à une organisation terroriste. Ainsi, le gouvernement a décidé de « punir conformément à la loi quiconque continuerait à appartenir à ce groupe après cette annonce ».

Juste après l'attentat-suicide de mardi visant le quartier général de la police, le premier ministre, Hazem El-Beblaoui, avait traité le mouvement, dont est issu le président destitué Mohamed Morsi, de groupe terroriste.

Par ailleurs, le ministre de la Solidarité sociale, Ahmad el-Boraie, a ensuite indiqué que « toutes les activités » des Frères musulmans étaient désormais interdites, notamment « les manifestations ».

Mais les Frères musulmans ne semblent pas vouloir se conformer à cette décision puisqu'ils ont appelé à poursuivre la mobilisation.

« Les manifestations vont continuer, c'est certain », a déclaré Ibrahim Mounir, membre du bureau de la Guidance de la confrérie en exil à Londres.

Depuis le renversement du président Morsi le 3 juillet dernier, une répression sanglante frappe les partisans du président destitué, qui manifestent régulièrement. Plus de 1000 partisans de M. Morsi ont été tués et des milliers d'autres sont emprisonnés. 

L'Égypte, entre révolution populaire et pouvoir militaire

Avec les informations de Agence France-Presse

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