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Une classe d'accueil où les nouveaux arrivants apprennent à vivre en français

Le reportage d'Anne-Louise Despatie

La deuxième commission scolaire en importance au Québec est aussi celle qui compte proportionnellement le plus grand nombre de classes d'accueil. Près du tiers de la clientèle de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys est née ailleurs, et on y parle plus de 160 langues.

Depuis septembre, un groupe d'enfants de 10 à 12 ans apprend le français à l'école primaire Saint-Louis de Pointe-Claire, dans l'ouest de l'île de Montréal.

Yadviga Kontantinova dans sa classe de l'École Saint-LouisYadviga Kontantinova dans sa classe de l'École Saint-Louis Photo : Anne-Louise Despatie

Cette école offre 4 des 150 classes d'accueil que compte la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Provenant de Syrie et d'Égypte, plusieurs des enfants qu'accueille l'École Saint-Louis sont arrivés de l'étranger quelques semaines seulement avant la rentrée scolaire.

Enseignante à l'École Saint-Louis, Yadviga Kontantinova reçoit les élèves de 10 à 12 ans. Certains enfants amorcent une deuxième année de scolarité en français, mais de nombreux autres ne comprennent que quelques mots de français et parlent une langue différente à la maison.

Les plus jeunes devront passer une année complète en classe avant de pouvoir continuer leur scolarité en français, alors que les plus vieux, qui ont déjà commencé à lire et à écrire dans une autre langue, mettront jusqu'à 20 mois avant de pouvoir intégrer une classe ordinaire en français.

Une mère de famille, Elsa Otero, et son fils MarcoUne mère de famille, Elsa Otero, et son fils Marco Photo : Anne-Louise Despatie

Malgré son sourire, Elsa Otero est un peu inquiète après avoir déposé son fils Marco à l'École Saint-Louis. La famille est arrivée du Mexique en mai, mais Mme Otero estime que son fils sera capable de demander ses cadeaux de Noël en français.

Elle-même immigrante de Russie, l'enseignante Yadviga Kontantinova admire ses petits exilés, dont certains ont quitté des pays en conflit. Elle considère qu'elle n'enseigne pas seulement une langue, mais aussi une façon de vivre en français. Les fêtes font partie de la culture du pays d'accueil, et elle croit que les familles finissent par s'harmoniser même si certaines fêtes sont étrangères à leur culture d'origine.

Des élèves déguisés pour l'Halloween.Des élèves déguisés pour l'Halloween. Photo : Anne-Louise Despatie

Issue d'une famille palestinienne de Syrie, Farah ne s'était pas déguisée l'an dernier pour l'Halloween. Cette année, toutefois, elle était très fière de son costume de reine.

Chapeau présenté par son étiquette.Chapeau présenté par son étiquette. Photo : Anne-Louise Despatie

Même les classes d'accueil des élèves plus vieux sont parsemées d'étiquettes. Les fêtes sont aussi l'occasion pour les enfants d'enrichir leur vocabulaire de nouveaux mots.

La chorale de la classe de Yadviga KontantinovaLa chorale de la classe de Yadviga Kontantinova Photo : Anne-Louise Despatie

Les enfants de la classe d'accueil de Yadviga Kontantinova ont plusieurs chansons de Noël à leur répertoire.

Noël avec toutouNoël avec toutou Photo : Anne-Louise Despatie

À l'école primaire Saint-Louis de Pointe-Claire, la fête de Noël est de toutes les couleurs. Peu importe leur religion, les élèves célèbrent tout simplement la joie de vivre et les vacances.

Société