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Les jeunes à l'Î.-P.-É. délaissent l'alcool et le tabac

Oxycodone

(archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle étude démontre que les élèves de l'Île-du-Prince-Édouard tendent à consommer moins d'alcool et de tabac que dans le passé, mais la prise de drogues illégales demeure constante.

Le gouvernement provincial a préparé son rapport en se basant sur l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes, de Santé Canada.

De 2008-2009 à 2010-2011, le taux de répondants qui ont déclaré avoir consommé de l'alcool a diminué de 45,7 % à 41,8 %. Dans le cas du tabac, le taux a baissé de 8,6 % à 7,7 %.

En 2010-2011, 11,1 % des élèves ont déclaré avoir consommé une drogue autre que l'alcool, le tabac ou le cannabis au cours des 12 mois précédents. Ce taux est similaire à celui de 2008-2009.

Parmi les autres drogues que les répondants ont déclaré avoir consommées, l'analgésique est le plus populaire, notamment l'oxycodone. Jusqu'à 4,6 % des répondants en ont consommé.

Le ministre de la Santé et du Mieux-être, Doug Currie, souligne qu'il faut continuer d'informer les jeunes des conséquences de la toxicomanie. Il demande pour cela l'appui des parents, des enseignants, des professionnels de la santé et des communautés.

L'utilité de ces données mise en question

La Dre Carolyn Sanford, épidémiologiste à la direction de la santé publique de l'Île-du-Prince-Édouard, s'interroge sur l'utilité des données.

Les chercheurs qui ont effectué l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes ont amassé des informations sur les habitudes de consommation de drogues en plus du tabac.

Mais Carolyn Sanford affirme que ces données ne sont pas détaillées et qu'elles ne vont pas assez loin. Elle dit qu'il y a quelques années, la province participait à une étude régionale qui coûtait 50 000 $. L'étude de Santé Canada, ajoute-t-elle, est essentiellement gratuite pour les provinces.

Le ministre Doug Currie affirme pour sa part que ces données sont très utiles. Selon lui, elles vont aider à façonner la stratégie provinciale à long terme sur la toxicomanie et la santé mentale, qui en est à ses balbutiements.

Le ministre de l'Éducation, Alan MacIsaac, juge aussi que c'est un outil important parce que la consommation de drogues a des conséquences en classe.

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