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Procès CSF/FPFCB : la précarité du système francophone est mise à nue

L'École Rose-des-vents de Vancouver

L'École Rose-des-vents de Vancouver

Photo : SRC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au dernier jour des audiences d'ici janvier, les avocats du Conseil scolaire francophone (CSF) et de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) ont continué à marteler que les moyens dont disposent les écoles francophones sont largement inférieurs à ceux des autres écoles de la province.

Les deux organismes poursuivent le gouvernement provincial pour 350 millions de dollars afin de construire 21 nouvelles écoles francophones.

Après le dépôt des témoignages des parents d'élèves de l'École Anne-Hébert jeudi, la juge Loryl D. Russell a entendu, par voie de déclarations écrites sous serment, ceux des parents qui ont des enfants scolarisés à l'École Rose-des-Vents, l'établissement où les protestations ont le plus souvent été entendues.

L'un d'eux a expliqué que le gymnase de l'École Rose-des-Vents a dû être transformé, faute de place suffisante dans l'établissement, en trois salles de classe sombres et sans fenêtres.

Pour que les enfants puissent continuer à faire du sport, l'école a fait l'acquisition d'un gymnase gonflable, mais des parents ont dénoncé la chaleur qui y régnait, particulièrement pendant l'été.

La bibliothèque est minuscule. Il n'y a pas de place pour travailler en groupes.

Une citation de :La mère d'un élève de l'École Rose-des-Vents

L'avocat Robert Grant a expliqué que dans l'ensemble, les écoles francophones du CFS, à l'image de l'École Rose-des-Vents, étaient moins bien dotées que leurs homologues anglophones en matière d'équipement, d'éclairage et de salles spécialisés.

La poursuite : Le Conseil scolaire francophone (CSF) et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) poursuivent la province pour l'obliger à reconnaître ce qu'ils estiment être son devoir constitutionnel de donner au CSF les moyens d'offrir le même niveau de services aux élèves des écoles francophones que celui offert aux anglophones.

Un conseil scolaire démuni

Pour la première fois dans le cadre de cette poursuite scolaire, le CSF a fait valoir qu'il se trouvait à l'étroit dans ses locaux.

L'organisme dispose de 62 employés administratifs, dont 42 qui travaillent rue Wellington à Port Coquitlam, dans une annexe de l'École des Pionniers.

Les 10 autres employés travaillent dans un bureau situé à Shellbridge Way, à Richmond. Ce lieu est exigu et inadapté selon l'un des employés de l'organisme, Pierre Claveau.

Le CSF souhaiterait obtenir de nouveaux bureaux pour ses 75 employés à côté d'une éventuelle future École des Navigateurs, à Richmond.

Un sondage contesté accepté comme preuve

Par ailleurs, la juge Russell a admis vendredi comme preuve le rapport de Benoît Gauthier présenté par la province.

Cet expert québécois affirme que les ayants droit francophones inscrivent leurs enfants dans les écoles des conseils scolaires anglais pour des questions d'identification socioculturelle.

Benoit Gauthier affirme dans son rapport qu'il n'a pas trouvé de preuve que les parents sont attirés par les qualités matérielles des écoles anglophones.

Le audiences reprendront le 20 janvier 2014.

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