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Les francophones en milieu minoritaire auraient plus de problèmes de santé

Un médecin prend la pression de son patient.
Radio-Canada

Les francophones qui vivent en milieu minoritaire sont plus susceptibles de subir certains problèmes de santé que leurs compatriotes anglophones. C'est ce qu'a conclu l'Institut de recherche de l'Hôpital Montfort, à Ottawa, dans une étude publiée récemment dans la Revue canadienne de santé publique.

Selon ces résultats, les francophones en milieu minoritaire affichent davantage de surpoids que les anglophones.

Les francophones de cinquante ans et plus mangent également moins de fruits et légumes. Les jeunes hommes francophones consomment quant à eux consomment plus de gras saturés.

L'inactivité physique est aussi plus marquée chez francophones en milieu minoritaire.

Les hommes francophones sont toutefois moins à risque d'être dépressifs s'ils souffrent d'arthrite. Les femmes francophones sont toutefois plus à risque.

Selon chercheurs, les facteurs sociodémographiques pourraient expliquer ces résultats. 

« La population minoritaire francophone s'avère être caractérisée de facteurs sociodémographiques qui la rendent plus vulnérable à certains problèmes de santé », confirme Pascal Imbeault, professeur à l'École des sciences de l'activité physique de l'Université d'Ottawa.

Je ne crois fait qu'il faille dire que ce sont les francophones qui sont prédisposés. Je crois que c'est le contexte social dans lequel ils sont qui les rende beaucoup plus vulnérables.

Pascal Imbeault, professeur à l'École des sciences de l'activité physique de l'Université d'Ottawa

D'autres études avaient déjà démontré que les groupes linguistiques minoritaires ont un plus faible niveau d'éducation, gens plus âgés et demeurent davantage en milieu rural. Ce sont tous des déterminants sociaux qui jouent sur le surplus de poids, notamment.

Accès aux données des provinces

L'étude démontrant les limites des outils disponibles, les chercheurs souhaitent que les provinces leur donnent accès à davantage de données.

Ils voudraient pouvoir faire lien entre les diagnostics médicaux, pour le diabète, l'hypertension ou le surplus de poids par exemple, et la langue des patients.

« Est-ce que c'est culturel? Est-ce que c'est le fait de ne pas avoir de service qui fait en sorte que ces hommes-là [...] ne déclarent pas le problème [médical]? C'est difficile d'avoir une réponse précise », note Louise Bouchard, de l'Institut de recherche de l'Hôpital Montfort

D'après les informations de Geneviève Garon.

Santé