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Gaz à effet de serre : Québec devrait revoir ses objectifs à la hausse, estime l'IRIS

Émissions de GES
En 2008, 11 municipalités bilingues du Manitoba se sont engagées à réduire de 20 % leurs émissions de GES en 2012, par rapport au niveau de 1990. L'objectif national était de 6 %.

Les changements climatiques devraient être plus hauts dans la liste des priorités du Québec, selon une note publiée par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS).

L'IRIS estime que le gouvernement du Québec devrait se fixer des objectifs plus élevés de réduction des gaz à effet de serre (GES) s'il ne veut pas contribuer à un réchauffement climatique de plus de deux degrés Celsius.

Ces deux degrés de plus, gagnés entre le début de l'industrialisation et 2100, représentent la limite sécuritaire établie par le Groupe international d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) pour éviter plus de catastrophes naturelles.

Or, c'est dans ce contexte que le Québec ne se serait pas donné des objectifs de réduction de ses émissions de GES suffisants, selon l'auteur de la note de l'IRIS, Renaud Gignac.

« En ce moment, le Québec, compte tenu de son poids démographique, dépasse cette limite sécuritaire. C'est une situation qui n'est pas en voie de se résorber dans les prochaines années parce que les objectifs de réduction du gouvernement ne sont pas à la hauteur des limites physiques de l'atmosphère. »

D'après les calculs faits par l'IRIS, le Québec, pour faire sa part, ne devrait pas émettre plus de 50 millions de mégatonnes de GES. Or, il en produit 11 millions de trop.

S'il veut renverser cette tendance, le Québec devrait dépasser son objectif de réduction de GES de 20 %. Il devrait plutôt viser 40 %, car même s'il n'a pas encore atteint une hausse de deux degrés de la température moyenne, on constate déjà des phénomènes météo extrêmes plus fréquents.

« Chute des rendements agricoles dans l'Afrique subsaharienne. Hausse du niveau des mers un peu partout dans le monde. Au Québec, on parle de crues printanières plus fréquentes et plus fortes, d'ouragans plus forts, de feux de forêt plus importants », ajoute Renaud Gignac.

Selon le chercheur de l'IRIS, le gouvernement actuel ferait preuve d'une certaine inconscience en autorisant une exploitation pétrolière accrue.

Un reportage de Marie-France Abastado

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